Rechercher
Rechercher

Sport

Rixes à Marseille : l’Euro change de visage

L'UEFA menace l'Angleterre et la Russie de « disqualification » du tournoi en cas de nouvelles violences de la part de leurs supporteurs.

Marseille a été, samedi, la scène de violences entre supporteurs russes et anglais, dans et autour du stade Vélodrome, avant et après le match qui a opposé l’Angleterre à la Russie. Leon Neal/AFP

L'Euro a changé de visage après les rixes entre fans russes et anglais, au stade Vélodrome et en ville à Marseille, samedi. Les images des scènes de guérilla urbaine sur le Vieux-Port, avant Angleterre-Russie, et les bagarres au Vélodrome à la fin du match ont fait le tour du monde. Ces violences ont fait 35 blessés. Sept ont été hospitalisés, dont trois dans un état grave. Le fan anglais frappé à coups de barre de fer, qui était entre la vie est la mort samedi, est dans « un état stable », a indiqué hier la préfecture de la région. Dix personnes – des Anglais, un Autrichien, un Allemand, des Français et des Russes – étaient en garde à vue hier.
Hier aussi, l'UEFA a menacé l'Angleterre et la Russie de « disqualification » du tournoi « en cas de nouvelles violences » de leurs supporteurs. « Nous demandons aux fédérations anglaise et russe d'appeler leurs supporteurs à se comporter de façon responsable et respectueuse », indique le comité exécutif de l'UEFA, gouvernement du football européen, dans un communiqué. Cette menace d'exclusion est indépendante de la procédure disciplinaire de l'UEFA, ouverte hier, visant la fédération russe pour les légers incidents créés par ses fans au coup de sifflet final du match. Il est reproché aux Russes des « perturbations » dans les tribunes, un « comportement raciste » et des lancers de fumigènes et projectiles. L'instance disciplinaire de l'UEFA examinera ce dossier demain. Par ailleurs, l'UEFA a reconnu « des problèmes de séparation » entre supporteurs au Vélodrome et a promis un « dispositif renforcé » du personnel de sécurité dans les stades en « collaboration avec les autorités françaises ».
Réagissant, hier également, aux incidents, le ministre russe des Sports, Vitali Moutko, a dénoncé le « mauvais comportement » des supporteurs russes, redoutant une amende de l'UEFA. Le ministre russe a également blâmé l'organisation et les procédures de sécurité, estimant que « pour que de telles rencontres soient organisées correctement, nous devons séparer les supporteurs. Il y avait des pétards, c'est évidemment mauvais. Il n'y avait pas de grillage, rien ». Dans un communiqué, le gouvernement britannique, lui, s'est dit « profondément préoccupé (...). Nous condamnons la violence et appelons au calme de chaque côté ». Londres précise avoir proposé d'envoyer des policiers supplémentaires pour le prochain match de l'équipe d'Angleterre contre le pays de Galles, jeudi à Lens.
L'image du foot est ainsi une nouvelle fois écornée. La Fifa a condamné hier des « scènes indignes et inacceptables », estimant les violences « perpétrées par une minorité de fauteurs de troubles idiots » et déplorant la présence d'individus « qui n'ont rien à faire dans le football et rien à voir avec ses vrais fans ». Ces violences feront-elles tache d'huile ? À Nice, en tout cas, une bagarre a aussi éclaté samedi soir entre des Niçois et des Nord-Irlandais. Bilan : sept blessés, dont un souffrant d'un traumatisme crânien.
Il reste trois autres matches classés à haut risque : Allemagne-Pologne, jeudi au Stade de France, Angleterre-pays de Galles, le même jour, et enfin Ukraine-Pologne, une nouvelle fois à Marseille, le 21 juin, jour de la fête de la Musique, événement qui draine une foule nombreuse dans la rue jusque tard dans la nuit.
(Source : AFP)

L'Euro a changé de visage après les rixes entre fans russes et anglais, au stade Vélodrome et en ville à Marseille, samedi. Les images des scènes de guérilla urbaine sur le Vieux-Port, avant Angleterre-Russie, et les bagarres au Vélodrome à la fin du match ont fait le tour du monde. Ces violences ont fait 35 blessés. Sept ont été hospitalisés, dont trois dans un état grave. Le fan anglais frappé à coups de barre de fer, qui était entre la vie est la mort samedi, est dans « un état stable », a indiqué hier la préfecture de la région. Dix personnes – des Anglais, un Autrichien, un Allemand, des Français et des Russes – étaient en garde à vue hier.Hier aussi, l'UEFA a menacé l'Angleterre et la Russie de « disqualification » du tournoi « en cas de nouvelles violences » de leurs supporteurs. « Nous...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut