Les Nations unies attendent toujours l'accord du gouvernement syrien pour acheminer de l'aide dans deux localités assiégées, a annoncé vendredi un porte-parole à Genève, alors que l'Onu avait indiqué jeudi avoir reçu toutes les autorisations nécessaires.
"Il y en a deux pour lesquelles nous n'avons pas reçu d'accord écrit du gouvernement. Il s'agit de Al-Waer à Homs et de Zabadani dans la région rurale de Damas", a déclaré le porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha), Jens Laerke.
Jeudi, l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura avait pourtant affirmé que le gouvernement syrien avait donné les autorisations nécessaires pour acheminer de l'aide dans toutes les villes et localités assiégées du pays.
Interrogé vendredi à ce sujet, le bureau de M. de Mistura n'était pas en mesure de répondre de façon immédiate à l'AFP sur les raisons de cette confusion.
Les Nations unies considèrent que près de 593.000 personnes vivent dans 19 zones ou localités assiégées.
452.700 sont assiégés par l'armée, notamment dans la banlieue rurale de Damas, 110.000 par le groupe Etat islamique (EI) à Deir ez-Zor (est), 20.000 par le Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, et des groupes rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest) et 10.000 par les prorégime et des groupes armés dans le camp palestinien de Yarmouk à Damas.
En ce qui concerne le mois de juin, l'Onu n'a demandé des autorisations que pour 17 des 19 villes et zones assiégées, a expliqué M. Laerke.
Il a en effet fait remarquer que depuis avril dernier l'Onu achemine déjà de l'aide alimentaire, avec l'autorisation du gouvernement syrien, à Deir ez-Zor grâce à des largages d'aide et souligné qu'une assistance parvient déjà également - bien que de façon sporadique - à Yarmouk via l'agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA).
Le mois dernier, les 20 pays et organisations du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) avaient fixé le 1er juin comme dernier délai pour que des convois puissent avoir accès aux villes assiégées, sans quoi l'Onu procèderait à des largages.
Mais vendredi dernier, l'Onu avait finalement annoncé avoir repoussé cette date butoir au 10 juin.
Depuis le début de la révolte contre le régime de Damas en mars 2011, la guerre a fait plus de 280.000 morts et jeté sur les routes des millions de personnes. Alors que la trêve est régulièrement violée depuis fin avril, les pourparlers de paix sont au point mort.
"Il y en a deux pour lesquelles nous n'avons pas reçu d'accord écrit du gouvernement. Il s'agit de Al-Waer à Homs et de Zabadani dans la région rurale de Damas", a déclaré le porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha), Jens Laerke.
Jeudi, l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie Staffan de Mistura avait pourtant affirmé que le gouvernement syrien avait donné les autorisations nécessaires pour acheminer de l'aide dans toutes les villes et localités assiégées du pays.
Interrogé vendredi à ce sujet, le bureau de M. de Mistura n'était...


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