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Moyen Orient et Monde - Offensives

Les rebelles en Syrie marquent des points contre l’EI

Au moins 15 civils tués dans des raids du régime sur Alep.

Des civils dans les décombres de l’hôpital al-Bayane après des raids aériens du régime sur le quartier de Shaar contrôlé par les rebelles, hier dans l’est d’Alep. Karam al-Masri/AFP

Les rebelles syriens ont réussi hier à rouvrir une route de ravitaillement clé dans la province d'Alep après avoir mis en échec une offensive du groupe État islamique (EI) attaqué sur plusieurs fronts dans ce pays comme en Irak voisin.
Les rebelles ont ainsi réussi à chasser l'EI de deux localités et six villages, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ce qui leur a permis de rouvrir la seule route de ravitaillement entre leurs fiefs de Marea et Aazaz, qui mène jusqu'à la frontière turque. L'assaut jihadiste avait poussé à la fuite des milliers de personnes de Marea et de la région nord de la province d'Alep et menacé les dizaines de milliers de déplacés installés dans des camps autour de Aazaz.
« La vie a commencé à reprendre progressivement à Marea, et des habitants commencent à revenir après la réouverture de la route », a indiqué un militant antirégime sur place, Maamoum al-Khatib. Mais « les gens ont toujours peur de regagner leurs foyers en raison des mines placées par les jihadistes sur la route », a-t-il ajouté.

Trois hôpitaux visés
Ailleurs dans cette même province du Nord syrien, les secteurs rebelles dans le chef-lieu éponyme ont été la cible de raids aériens meurtriers du régime, selon l'OSDH. Un baril d'explosifs largué près de l'hôpital al-Bayane, soutenu par le Comité international de la Croix-Rouge, dans l'est d'Alep, a fait selon l'OSDH 10 morts. « Le souffle de l'explosion a entraîné l'arrêt des machines et les trois salles d'opération sont hors service. L'hôpital va fermer ses portes jusqu'à la réparation des appareils », a déclaré à l'AFP Marwane al-Radwane, directeur adjoint de l'établissement.
De son côté, l'Unicef a fait état d'« attaques contre trois établissements médicaux à Alep en l'espace de trois heures », citant les hôpitaux al-Bayane et al-Hakim (à 300 mètres du premier), ainsi que la clinique Abdelhadi Farès, tous dans la partie orientale de la ville divisée. L'hôpital al-Hakim, soutenu par l'Unicef, est l'un des rares établissements offrant encore des services pédiatriques, précise l'Unicef dans un communiqué.
Toujours à Alep, l'OSDH a fait état de cinq civils tués par les bombardements dans les quartiers de Marja et Maadi et de sept morts parmi les combattants rebelles dans le quartier de Sakhour.
« Je pensais que le régime respecterait ce mois sacré (le ramadan) et cesserait ses bombardements, affirme Abou Mohammad, 65 ans. Nous avons peur de sortir dans la rue le matin ou la nuit après la rupture du jeûne. »

Pas de « forte » résistance
Profitant de la guerre qui ravage la Syrie depuis mars 2011, l'EI occupe dans le Nord une bande territoriale près de la frontière turque allant de la province d'Alep à l'ouest vers celles de Raqqa et Deir ez-Zor plus à l'est.
Les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) et les forces du régime, qui luttent séparément contre les jihadistes, tentent de couper leur voie de ravitaillement menant à la ville de Raqqa, chef-lieu de la province du même nom et capitale de facto de l'EI.
Toujours dans la province d'Alep, les FDS, soutenues par les raids de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, sont parvenues à la périphérie de la ville-clé de Manbij, située sur l'axe de ravitaillement des jihadistes. Les FDS bloquent les entrées est, nord et sud de la ville et cherchent à bloquer celle de l'ouest, selon l'ONG.
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, « les jihadistes n'ont pas fortement résisté » aux rebelles. Il y a eu des combats limités et les jihadistes se sont ensuite retirés. Il a expliqué ce retrait par l'incapacité du groupe jihadiste d'ouvrir un nouveau front au moment où il fait face à plusieurs assauts dans la province d'Alep et celle voisine de Raqqa.
Les FDS sont prêtes à pénétrer dans la ville de Manbij, mais prennent des précautions pour ne pas nuire aux civils présents dans cette ville, a déclaré hier un porte-parole. « Dès que nous souhaiterons y pénétrer, nous le pourrons, mais du fait de la présence de civils dans la ville, nous prenons des précautions », a affirmé Charfan Darouich, du « Conseil militaire de Manbij », qui fait partie intégrante des FDS. « Je suis en mesure de dire que la question de la libération de Manbij est réglée », a-t-il estimé, ajoutant : « Lorsque le moment sera venu, nous y pénétrerons, bien entendu. »
Dans la province de Raqqa, symbole de la domination jihadiste, l'EI est la cible de deux offensives en direction de la ville de Tabqa. Les forces prorégime appuyées par l'aviation russe sont désormais à 30 km au sud-ouest de Tabqa et renforcent leurs positions, avant de poursuivre leur progression, selon une source militaire. Venant à partir du nord, les FDS sont elles à 60 km de Tabqa.

(Sources : agences)

Les rebelles syriens ont réussi hier à rouvrir une route de ravitaillement clé dans la province d'Alep après avoir mis en échec une offensive du groupe État islamique (EI) attaqué sur plusieurs fronts dans ce pays comme en Irak voisin.Les rebelles ont ainsi réussi à chasser l'EI de deux localités et six villages, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Ce qui leur a permis de rouvrir la seule route de ravitaillement entre leurs fiefs de Marea et Aazaz, qui mène jusqu'à la frontière turque. L'assaut jihadiste avait poussé à la fuite des milliers de personnes de Marea et de la région nord de la province d'Alep et menacé les dizaines de milliers de déplacés installés dans des camps autour de Aazaz.« La vie a commencé à reprendre progressivement à Marea, et des habitants commencent à revenir après...
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