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Économie - Grande-Bretagne

Un Brexit coûterait plusieurs milliards de dollars à Londres, selon l’OMC

Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Roberto Azevedo, était hier à Londres. Daniel Leal-Olivas/AFP

Les exportateurs britanniques risquent de payer 5,6 milliards de livres (8,1 milliards de dollars) par an de droits de douane supplémentaires si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne (UE), a prévenu hier le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Lors d'un discours prononcé à Londres, Roberto Azevedo a souligné qu'en cas de sortie britannique de l'UE (Brexit), le Royaume-Uni devrait négocier de nouveaux accords commerciaux avec l'UE et avec les 58 pays liés au bloc continental par un accord de libre-échange.
« Cela entraînerait probablement des négociations. Dans l'intervalle, le commerce continuerait mais dans des termes très différents et peut-être plus mauvais. Il est très probable qu'il coûterait plus cher au Royaume-Uni de commercer avec les mêmes marchés », a averti M. Azevedo, à 16 jours du référendum sur le maintien ou non du pays dans l'UE. « En conséquence, les exportateurs britanniques risqueraient d'avoir à payer jusqu'à 5,6 milliards de livres chaque année en droits de douane sur leurs exportations », a prévenu le directeur général de l'OMC.
Les droits de douane risqueraient en effet d'augmenter pour les exportations de biens made in Britain à destination des 27 pays qui resteraient dans l'UE, ainsi que vers les 58 pays liés à l'UE par un accord. Or près de la moitié (47 %) des exportations de biens britanniques sont envoyées vers les autres pays de l'UE et 13 % vers les pays avec lesquels l'UE dispose d'une entente de libre-échange.
Cette évaluation chiffrée ne tient pas compte de surcroît d'éventuels droits supplémentaires à payer sur les exportations de services, qui pourraient également subir « un impact », a ajouté M. Azevedo devant le World Trade Symposium, une réunion de décideurs économiques coorganisée par le Financial Times.

Situation « sans précédent »
Il a souligné en outre que le Royaume-Uni devrait renégocier les termes commerciaux liés à son adhésion à l'organisation, qui découlent actuellement de son appartenance à l'UE.
« Les aspects-clefs des termes commerciaux de l'adhésion de l'UE (à l'OMC) ne pourraient pas juste être copiés/collés pour le Royaume-Uni. (...) D'importants éléments devraient être négociés », a expliqué M. Azevedo, évoquant dès lors une situation « sans précédent » qui rend « impossible » toute prévision concernant le temps nécessaire pour conclure.
Il s'attend à des difficultés pour les Britanniques pour parvenir à leurs fins commerciales. « Les négociations commerciales sont très complexes et conduire plusieurs négociations simultanément amènerait un degré supplémentaire de complexité », a-t-il rappelé. En référence à un Royaume-Uni possiblement sorti de l'UE, il a ajouté : « Quand vous devez conclure un accord rapidement alors que l'autre partie peut attendre, vous êtes en position de faiblesse. » L'avertissement de M. Azevedo fait suite à une série d'alertes envoyées notamment par le FMI et l'OCDE.
Par ailleurs, lundi, dix syndicats britanniques membres de la grande confédération syndicale britannique, le Trade Union Congress (TUC), avaient publié une lettre dans le quotidien The Guardian appelant leurs millions d'adhérents à voter pour le maintien.
(Source : AFP)

Les exportateurs britanniques risquent de payer 5,6 milliards de livres (8,1 milliards de dollars) par an de droits de douane supplémentaires si le Royaume-Uni quitte l'Union européenne (UE), a prévenu hier le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).Lors d'un discours prononcé à Londres, Roberto Azevedo a souligné qu'en cas de sortie britannique de l'UE (Brexit), le Royaume-Uni devrait négocier de nouveaux accords commerciaux avec l'UE et avec les 58 pays liés au bloc continental par un accord de libre-échange.« Cela entraînerait probablement des négociations. Dans l'intervalle, le commerce continuerait mais dans des termes très différents et peut-être plus mauvais. Il est très probable qu'il coûterait plus cher au Royaume-Uni de commercer avec les mêmes marchés », a averti M. Azevedo, à 16...
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