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Iran: des ministres dressent un sombre tableau de la situation économique et sociale

Les ministres iraniens de l'Industrie et de l'Intérieur ont dressé un sombre tableau de la situation économique et sociale de leur pays, lundi et mardi devant les députés réunis à Téhéran.

"En hausse graduelle dans le secteur industriel et minier entre 2000 et 2011, l'investissement a baissé depuis 2012", a déclaré mardi devant le Parlement Mohammad Reza Nematzadeh, ministre de l'Industrie. Et ce manque d'investissement a conduit à "une catastrophe dans le secteur industriel", a-t-il affirmé.

Il a souligné "les efforts" du gouvernement pour ralentir cette tendance, indiquant que "12 projets industriels avec des investissements étrangers d'un montant de 500 millions de dollars (439 millions d'euros), ont été approuvés depuis l'entrée en vigueur", mi-janvier, de l'accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances. L'accord a permis la levée de la plupart des sanctions économiques qui asphyxiaient l'économie iranienne.

"Concernant la prospérité économique, l'Iran se classe 106ème sur 129 pays, ce qui est le signe d'un problème", a également estimé M. Nematzadeh. "Il existe des indicateurs dans le monde pour être classé parmi les pays industriels émergents et actuellement on ne peut pas y parvenir", a-t-il ajouté en notant que le taux de croissance était en baisse, moins de 1% en 2015.

Selon le président Hassan Rohani, 30 à 50 milliards de dollars (28 à 45 milliards d'euros) de capitaux étrangers sont nécessaires pour parvenir à terme à une croissance de 8%.

Mais le ministre de l'Intérieur, Abdolreza Rahmani-Fazli, a estimé lors d'une réunion en province que "les ressources intérieures du pays sont insuffisantes pour atteindre une croissance de 8%. Avec les ressources actuelles, on peut seulement avoir une croissance de 1,5 à 3%".
Selon lui, "avec une telle croissance, le chômage et l'inflation vont doubler à court terme, nous avons besoin d'investissements étrangers". Il a chiffré à 3,5 millions le nombre de chômeurs en Iran, soit plus de 11% de la population active. "J'ai moi-même trois chômeurs diplômés de l'université à la maison", a-t-il affirmé.

Notant que des membres du gouvernement avaient estimé que l'Iran était sorti de la récession, Mohammad Reza Bahonnar, responsable conservateur et ancien vice-président du Parlement, a ironiquement demandé "au gouvernement de montrer à la population le chemin de la sortie de la récession (...) qui reste toujours très importante".

Les ministres iraniens de l'Industrie et de l'Intérieur ont dressé un sombre tableau de la situation économique et sociale de leur pays, lundi et mardi devant les députés réunis à Téhéran.
"En hausse graduelle dans le secteur industriel et minier entre 2000 et 2011, l'investissement a baissé depuis 2012", a déclaré mardi devant le Parlement Mohammad Reza Nematzadeh, ministre de l'Industrie. Et ce manque d'investissement a conduit à "une catastrophe dans le secteur industriel", a-t-il affirmé.
Il a souligné "les efforts" du gouvernement pour ralentir cette tendance, indiquant que "12 projets industriels avec des investissements étrangers d'un montant de 500 millions de dollars (439 millions d'euros), ont été approuvés depuis l'entrée en vigueur", mi-janvier, de l'accord nucléaire entre l'Iran et les grandes...