Le patriarche Raï reçu par le président français François Hollande.
J'ai vu, Béatitude, vos photos à l'Élysée avec le président français François Hollande. Si vous me le permettez de vous le dire, vous vous êtes trompés d'offensive ! Je vous implore de ne pas poursuivre sur la même lancée et de ne pas visiter la reine d'Angleterre.
Cette image serait acceptable si le Liban était Monaco plutôt que le Vietnam, comme c'est le cas actuellement. Le Liban a besoin de vous – et plus particulièrement les maronites.
Nous avons besoin que vous vous rendiez au Parlement le jour de l'élection présidentielle, que vous appeliez un par un et nommément les députés maronites à vous y rejoindre, et que vous notiez lesquels ont fait acte de présence et lesquels se sont défilés, surtout ceux d'entre eux qui sont candidats et qui boycottent quand même les séances.
Béatitude,
Certains régimes sont connus parce que l'on y pratique la politique des murmures, et d'autres parce que l'on peut y hausser la voix. Nous voulions que vous éleviez la voix lors de la séance électorale pour que votre colère s'abatte sur ceux qui ne lisent pas, n'écrivent pas, et se contentent de ramasser les mouches dans leurs tasses de café.
Béatitude, la tolérance du Christ n'est pas de mise à l'heure actuelle !
Nous voulons que vous fassiez des prières le jour de la séance électorale. L'acte œcuménique est un acte de prière, avec ses rites, son cérémonial et sa pureté, mais il a besoin d'un homme grand et puissant comme vous, qui puisse briser l'esprit de défaitisme... Le but de cette mise en scène est d'anéantir le fait que la présidence de la République revienne aux maronites et, partant, de détruire le Liban.
Béatitude, il faut sortir de cette zone d'interdit qui ne sait ni aimer ni haïr. Rendez-vous au Parlement avec des taches d'huile plus pures que celles des autels... Purifiez ceux qui doivent l'être.
Nous voulons que vous soyez, Béatitude, un géant à l'ère des nains, un requin dans une bouteille... Le Liban coule et n'a pour lui qu'un chevalier comme vous... capable de sortir de sa retraite de chevalier, de se rendre, sur son destrier, au Parlement pour nommer ceux qui brûlent le Liban et qui y torpillent la présidence !
Béatitude, la prière est le lien qui nous rattache à Dieu et aux autres. Elle est l'échelle de soie que nous escaladons pour accéder à la vertu, l'amour, la paix et l'amour de la patrie... Rendez-vous, Béatitude, au Parlement, et récitez des prières pour rendre publics les noms de ceux qui œuvrent à détruire la Chambre.
Celui qui se noie n'est-il pas en droit de se demander pourquoi il est mouillé et si sa lutte contre les vagues est volontaire ou pas ? Le Liban brûle tandis que les gens regardent les séries télévisées, se gavent de calmants et écoutent les bulletins d'informations comme si c'était de la morphine.
Béatitude, ce qu'il faut, c'est secouer avec vigueur les esprits et les coutumes politiques: nous sommes désormais un pays sans peuple ! Sermonnez-les... il n'y a pas de difficulté à faire la différence entre un « Liban d'abord » de papier et un Liban d'abord qui tranche leur couardise comme une lame, qui puisse nous ramener aux temps des arcs-en-ciel.
Ce qui est requis, Béatitude, c'est de déchirer tous les firmans ottomans qui sont au Parlement. Le Liban est crucifié sur le mur de la haine, de la duperie, du mensonge, de la corruption. C'est devenu une boule de feu qui se précipite vers l'abîme.
L'objectif de l'auteur de ces lignes est de retirer le nom du Liban de la liste des mets et de l'ajouter à la liste des fleurs... de retirer le nom du Liban de la liste des biens-fonds et des propriétés, mobiliers et immobiliers... pour l'ajouter à la liste des livres à lire... Que le corps du Liban ne soit plus au rang des moutons qui attendent d'être menés à l'abattoir, mais des musées à visiter... et des symphonies à entendre ! Son but est d'accrocher le Liban, œillet blanc, à sa boutonnière, pour le faire entrer, sur un cheval blanc, dans la pensée de la civilisation.
Béatitude...
Le patriarche Arida était un modèle !
Nous prions pour que vous acceptiez d'être le grand modèle à l'origine du salut du Liban et que vous menaciez d' « excommunication » les candidats maronites qui ne se présentent même pas à l'hémicycle afin de voter pour eux-mêmes.
Nous prions pour cela.


Ce n'est pas la peine que le patriarche Raï viennent au Parlement pour savoir qui viendrait ou qui ne viendrait pour élire le président de la République. Ils sont les députés qui portent allégeance à Michel Aoun, le spécialiste des volte-face giratoires, ils sont ceux qui encaissent indûment leurs soldes depuis deux ans, ca qui constitue un vol de l'argent public.
15 h 32, le 01 juin 2016