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Egypte: le chef et deux cadres du syndicat de la presse en garde à vue

Le président du syndicat égyptien des journalistes et deux collaborateurs étaient lundi en garde à vue pour avoir abrité deux journalistes recherchés avant leur arrestation, dans un pays où le pouvoir a récemment étendu la répression à la presse, selon des sources concordantes.

Des journalistes égyptiens ont récemment manifesté pour protester contre ce qu'ils considèrent comme "un recul" de la liberté de la presse, près de trois ans après que le président Abdel Fattah al-Sissi a destitué son prédécesseur élu démocratiquement, l'islamiste Mohamed Morsi, et lancé une implacable répression contre ses partisans puis contre toute opposition, laïque et libérale.

Le 1er mai, des policiers ont forcé l'entrée du bâtiment du syndicat des journalistes pour y arrêter deux reporters, Amro Badr et Mahmoud Saqqa, accusés notamment d'"incitation à manifester", en violation de la loi qui interdit en Egypte depuis novembre 2013 tout rassemblement non autorisé par le ministère de l'Intérieur.
Le président du syndicat Yehya Kallache avait vivement protesté et dénoncé un régime "en guerre contre le journalisme".

M. Kallache, ainsi que Gamal Elbashy, le secrétaire général du syndicat, et Gamal Abd el-Rahim, le chef de sa commission des libertés, se sont rendus dimanche après-midi dans le bureau du procureur du Caire qui les avait convoqués, a déclaré à l'AFP M. Abd el-Rahim, qui a pu conserver son téléphone en garde à vue.

Ils y ont été interrogés 12 heures durant, puis le procureur les a inculpés pour avoir "abrité des fugitifs" et "diffusé de fausses informations", ont indiqué lundi à l'AFP l'avocat de M. Elbashy, Karim Abd el-Rady, et M. Abd el-Rahim, depuis le commissariat de police du Caire où les trois hommes étaient retenus depuis 24 heures.

Le procureur a ensuite ordonné leur remise en liberté contre une caution de 10.000 livres égyptiennes chacun (1.000 euros), dans l'attente des résultats d'une enquête. "Nous avons refusé de payer", a déclaré M. Abd el-Rahim.

Les trois hommes étaient donc toujours en garde à vue lundi après-midi dans l'attente d'une décision du procureur. Celui-ci peut soit revenir sur la caution, soit ordonner leur détention préventive pour quatre jours.
Ces trois arrestations constituent une "répression sans précédent pour la liberté de la presse" en Egypte et "l'attaque la plus flagrante contre ses médias depuis des décennies", a commenté Amnesty international dans un communiqué.

Le président du syndicat égyptien des journalistes et deux collaborateurs étaient lundi en garde à vue pour avoir abrité deux journalistes recherchés avant leur arrestation, dans un pays où le pouvoir a récemment étendu la répression à la presse, selon des sources concordantes.
Des journalistes égyptiens ont récemment manifesté pour protester contre ce qu'ils considèrent comme "un recul" de la liberté de la presse, près de trois ans après que le président Abdel Fattah al-Sissi a destitué son prédécesseur élu démocratiquement, l'islamiste Mohamed Morsi, et lancé une implacable répression contre ses partisans puis contre toute opposition, laïque et libérale.
Le 1er mai, des policiers ont forcé l'entrée du bâtiment du syndicat des journalistes pour y arrêter deux reporters, Amro Badr et Mahmoud Saqqa,...