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Liban

Brèves

Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, en compagnie de son homologue suisse, Didier Burkhalter.

Salam de retour à Beyrouth
Le Premier ministre, Tammam Salam, est rentré hier d'Istanbul où il s'était rendu lundi pour participer au Sommet humanitaire mondial. Lors de son séjour, M. Salam s'est réuni avec le président de la République chypriote, Nikos Anastasiadis. Il a également rencontré son homologue finlandais, Juha Sipila, en présence des ministres des Affaires sociales et de l'Éducation, respectivement Rachid Derbas et Élias Bou Saab, ainsi que du représentant du Liban auprès des Nations unies, Nawaf Salam.

Bassil : Le Liban ne peut adopter aveuglément une politique de neutralité
Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a affirmé hier que « vu les défis existentiels auxquels il fait face, le Liban ne peut appliquer de façon aveugle la politique de neutralité ». Au cours d'une conférence de presse conjointe qu'il a tenue avec son homologue suisse, Didier Burkhalter, en visite au Liban, M. Bassil a salué « la politique de distanciation que la Suisse applique à l'égard des différentes parties politiques au Liban et dans la région », affirmant cependant que le Liban ne peut adopter une telle position parce qu'elle « ferait fondre son identité et ses frontières ».
M. Burkhalter a pour sa part précisé, lors de son intervention, que « sans être neutre dans le combat contre le terrorisme, la Suisse ne s'ingère pas dans une guerre entre deux pays ».
M. Bassil s'est par ailleurs réuni avec le ministre britannique chargé des Affaires des réfugiés syriens en Grande-Bretagne, Richard Harrington.

Berry salue la rencontre entre le pape et le grand imam d'al-Azhar
Le président du Parlement, Nabih Berry, s'est félicité hier de la rencontre qui a eu lieu lundi au Vatican entre le pape François et le grand imam d'al-Azhar, Ahmad al-Tayeb, haut représentant de l'islam sunnite. Dans un communiqué qu'il a publié, M. Berry a affirmé que « le Liban met beaucoup d'espoir dans la rencontre historique entre le cheikh d'al-Azhar, Ahmad al-Tayeb, et S.S. le pape François », estimant que celle-ci raffermit le vivre-ensemble et le dialogue entre les religions, et « constitue une réponse appropriée au terrorisme takfiriste ».
M. Berry a par ailleurs reçu à Aïn el-Tiné une délégation de la Ligue maronite conduite par son président, Antoine Klimos, qui a affirmé a l'issue de sa visite avoir proposé au président du Parlement « l'idée d'un congrès national pour traiter de manière pratique le problème de l'afflux des déplacés syriens ». M. Klimos, qui a estimé que cette solution « pourrait remplacer les discours inutiles », a indiqué que M. Berry « a encouragé l'initiative ».
Enfin, l'ancien ministre Mohsen Dalloul et le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, ont également fait partie hier des hôtes de Aïn el-Tiné.

Araïji prévoit une saison estivale stable
Le ministre de la Culture, Raymond Araïji, est rentré hier du Qatar où il a représenté le président du Parlement, Nabih Berry, et le Premier ministre Tammam Salam au Forum de Doha 2016. Lors de son séjour, M. Araïji, qui a été l'hôte à dîner de l'ambassadeur du Liban au Qatar, Hassan Najm, a estimé que « la saison estivale au Liban sera stable », affirmant que « l'art et la culture s'y portent parfaitement bien », à la veille des festivals en cours de préparation dans les différentes régions. Il n'a pas manqué cependant d'évoquer les problèmes politiques, économiques et sociaux qu'affronte le pays « à l'ombre de la vacance présidentielle et de l'afflux des déplacés syriens ».

Mgr Paul Matar réitère son appel à l'élection d'un chef de l'État
L'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Paul Matar, a appelé encore une fois hier à l'élection d'un président de la République. Lors d'une messe qu'il a célébrée à l'église Notre-Dame d'Oum el-Nour, au Conseil central maronite, Mgr Matar a estimé « honteux pour le Liban » le report régulier de cette échéance. Le prélat a par ailleurs exprimé son refus de l'implantation, rappelant que la Ligue maronite a également exprimé son rejet d'une telle idée.

Karam appelle toutes les parties à œuvrer à une solution au dossier des déplacés
Dans un entretien à la Voix du Liban, 93,3, Fadi Karam, député des Forces libanaises (FL), a évoqué le dossier des déplacés syriens, appelant toutes les parties libanaises à « présenter des démarches et des solutions en dépit du fait que le problème ne peut être réglé qu'à travers les Nations unies » .

Abou Jamra critique l'évocation de l'implantation
Le chef du Courant indépendant, Issam Abou Jamra, a critiqué hier les allusions internationales à une éventuelle implantation des déplacés syriens. Dans une déclaration, il a insisté sur « le rejet en gros et en détail de toute évocation de l'implantation », précisant que « le Liban ne peut contenir encore plus d'habitants au km², alors que la Syrie, dont la superficie est 18 fois plus grande, est assez vaste pour contenir le peuple syrien ». Il s'est en outre demandé : « Pourquoi, au lieu de parler d'implantation, ne cherche-t-on pas à œuvrer pour l'arrêt de la guerre et le retour des déplacés dans des zones sûres de leur pays ? »

Soutien du Canada face aux problèmes économiques
Lors d'une cérémonie de remise de diplômes à l'école Darb el-Sim à Saïda, l'ambassadrice du Canada, Michelle Cameron, a affirmé que son pays « offre des aides substantielles au Liban pour alléger le poids économique sous lequel il ploie et préserver le vivre-ensemble en son sein ».

Salam de retour à BeyrouthLe Premier ministre, Tammam Salam, est rentré hier d'Istanbul où il s'était rendu lundi pour participer au Sommet humanitaire mondial. Lors de son séjour, M. Salam s'est réuni avec le président de la République chypriote, Nikos Anastasiadis. Il a également rencontré son homologue finlandais, Juha Sipila, en présence des ministres des Affaires sociales et de l'Éducation, respectivement Rachid Derbas et Élias Bou Saab, ainsi que du représentant du Liban auprès des Nations unies, Nawaf Salam.
Bassil : Le Liban ne peut adopter aveuglément une politique de neutralitéLe ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a affirmé hier que « vu les défis existentiels auxquels il fait face, le Liban ne peut appliquer de façon aveugle la politique de neutralité ». Au cours d'une conférence de...
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