Le président français François Hollande a dénoncé mardi le "blocage" des raffineries et dépôts de carburant en France, "une stratégie portée par une minorité" opposée au projet de loi sur le travail.
Interrogé sur la radio publique France Culture à propos du conflit social en cours, M. Hollande a dit ne pas vouloir "ignorer, négliger ce qui se passe, considérer que ça ne mérite pas une forme de respect par rapport à ceux qui ont des revendications légitimes".
"Mais ça ne me conduit pas non plus à accepter ce qui est aujourd'hui un blocage qui est fondé simplement par une stratégie portée par une minorité", a-t-il ajouté.
D'autres sites pétroliers "seront libérés" par les forces de l'ordre pour prévenir toute pénurie d'essence, avait déclaré un peu plus tôt le Premier ministre Manuel Valls, qui a appelé le syndicat contestaire CGT "à la responsabilité" dans son opposition à la réforme du droit du travail.
"L'Etat fait preuve de la plus grande fermeté et d'une très grande détermination. Les forces de l'ordre interviennent depuis vendredi pour évacuer des dépôts qui sont bloqués, en Bretagne, en Normandie, dans les Hauts-de-France et en Auvergne. D'autres sites seront libérés", a déclaré M. Valls dans une interview à la radio française Europe 1 depuis Jérusalem.
Une raffinerie et un dépôt de carburants à Fos-sur-Mer (sud,) dont les accès étaient occupés depuis lundi par des militants de la CGT, ont été dégagés mardi à l'aube par les forces de l'ordre qui ont rencontré "une résistance importante", selon la préfecture de police.
"Il est hors de question que les Français se retrouvent dans cette situation de pénurie, de blocage, que notre économie soit bloquée", a souligné le Premier ministre. "Il y a un projet de loi qui a été adopté par l'Assemblée nationale avec l'engagement de la responsabilité du gouvernement. Aucune motion de censure n'a été adoptée. Ce texte de loi va poursuivre son cheminement au Sénat et à l'Assemblée nationale. Nous sommes dans une démocratie. (...) Il n'y aura pas de retrait du texte", a martelé M. Valls.
Pour le chef du gouvernement, le syndicat "CGT est dans une impasse. (...). L'idée d'un conflit frontal, c'est vieux, ancien, conservateur. Prendre ainsi en otage les consommateurs, notre économie, notre industrie, continuer des actions qui visent à faire retirer le texte, ça n'est pas démocratique".
"La CGT trouvera une réponse extrêmement ferme, nette de la part du gouvernement, nous continuerons à évacuer les sites, les dépôts qui sont aujourd'hui bloqués par cette organisation", a ajouté M. Valls.
Interrogé sur la radio publique France Culture à propos du conflit social en cours, M. Hollande a dit ne pas vouloir "ignorer, négliger ce qui se passe, considérer que ça ne mérite pas une forme de respect par rapport à ceux qui ont des revendications légitimes"."Mais ça ne me conduit pas non plus à accepter ce qui est aujourd'hui un blocage qui est fondé simplement par une stratégie portée par une minorité", a-t-il ajouté.
D'autres sites pétroliers "seront libérés" par les forces de l'ordre pour prévenir toute pénurie d'essence, avait déclaré un peu plus tôt le Premier ministre Manuel Valls, qui a appelé...


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