Le gouvernement d'union libyen a réclamé mardi des avions de chasse et des hélicoptères en se félicitant du soutien de la communauté internationale pour une levée de l'embargo sur les ventes d'armes afin de mieux lutter contre les jihadistes.
Le soutien international à la levée de cet embargo en vigueur depuis 2011 est "fondamental pour la mise sur pied d'une armée forte (...) capable de lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et les autres groupes extrémistes", a déclaré à l'AFP le vice-Premier ministre libyen Moussa al-Kony.
Il réagissait au soutien affirmé lundi à Vienne par les grandes puissances et les pays voisins de la Libye de soutenir le réarmement du gouvernement d'union à Tripoli qui tente d'asseoir son autorité dans un pays miné par les divisions et la menace jihadiste.
Pour cela, ils se sont mis d'accord pour appuyer la démarche du nouvel exécutif qui va demander à être exempté de l'embargo de l'Onu sur les ventes d'armes appliqué depuis la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi en 2011.
"Les institutions étatiques se sont effondrées car l'armée elle-même s'est effondrée. Notre priorité est aujourd'hui d'unifier cette institution et de la faire renaître, mais sans armes, nous ne pouvons pas y arriver", a insisté M. al-Kony. "Ce que nous voulons, c'est obtenir toutes sortes d'armes (...) mais la priorité pour nous, ce sont les avions", a-t-il poursuivi. "Nous voulons des pilotes, des hélicoptères et des avions de guerre".
Présent lundi à Vienne, le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj a sollicité l'aide auprès des ministres présents qui se sont dit prêts "à répondre aux demandes du gouvernement libyen en vue d'entraîner et d'équiper la garde présidentielle et les forces autorisées".
Cette réunion intervenait alors que M. Sarraj peine à affirmer son autorité plus d'un mois et demi après son arrivée à Tripoli et alors que l'EI a récemment étendu son influence à l'ouest de la ville de Syrte qu'elle contrôle depuis juin 2015.
Dissensions politiques et vide sécuritaire ont facilité depuis 2014 l'implantation de l'EI en Libye, constituant une menace directe pour ses voisins et l'Europe.
Le soutien international à la levée de cet embargo en vigueur depuis 2011 est "fondamental pour la mise sur pied d'une armée forte (...) capable de lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et les autres groupes extrémistes", a déclaré à l'AFP le vice-Premier ministre libyen Moussa al-Kony.
Il réagissait au soutien affirmé lundi à Vienne par les grandes puissances et les pays voisins de la Libye de soutenir le réarmement du gouvernement d'union à Tripoli qui tente d'asseoir son autorité dans un pays miné par les divisions et la menace jihadiste.
Pour cela, ils se...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine