US : inflation sous-jacente
En avril, les prix de l'essence vont encore avoir une influence sur l'inflation, mais cette fois-ci à la hausse. Les prix à la pompe ont augmenté de 9,3 % le mois dernier, laissant attendre une hausse du CPI de 0,4 % sur le mois, ce qui mettrait le glissement annuel à +1,1 % (vs +0,9 % en mars). Compte tenu des effets de base, le taux d'inflation devrait se redresser d'environ 50 bp durant l'été, et de 50-75 bp vers la fin de l'année, repassant alors au-dessus de la cible de la Fed. Durant cette période, les partisans d'une politique monétaire très accommodante pourront dire que l'inflation reste faible... mais ensuite ? L'évolution des prix non énergétiques va ici prendre une importance croissante. Le CPI-core était en hausse de 2,2 % sur un an en mars. Si l'on agrège tous les autres indices équivalents, on frôle les 2 %, au plus haut depuis quatre ans (graphe). L'inflation sous-jacente est proche de sa moyenne sur la décennie précrise. Il y a eu une accélération depuis six mois, mais Janet Yellen a exprimé son scepticisme sur la durabilité de cette tendance. Il sera intéressant de voir dans les minutes de la dernière réunion de la Fed (à paraître mercredi) si cette position est partagée par ses collègues. Si la croissance du PIB réel a été anémique au T1, les conditions du marché du travail ont continué de s'améliorer, ce qui va exercer des pressions haussières sur les salaires et les prix. En avril, le CPI-core est attendu à +0,2 %, ce qui le maintiendrait au-dessus de 2 % sur un an.
Cet article est réalisé par Fidus

