Dans la banlieue sud de Beyrouth, les funérailles de Moustapha Badreddine, tué, selon le Hezbollah, dans une « explosion » près de l’aéroport de Damas. AFP/Anwar Amro
Le Hezbollah joue un rôle crucial aux côtés du régime de Damas depuis le début de la guerre en Syrie. Selon les experts, il a envoyé de 5 000 à 8 000 combattants depuis 2013 pour venir en aide au régime face aux rebelles et aux jihadistes. Ses pertes se chiffrent par dizaines, voire par centaines. Voici un bref calendrier de cet engagement politique et militaire et de ses conséquences directes sur le Liban, sous forme d'attentats terroristes (six au total ayant fait 106 morts et des centaines de blessés).
2011
– 18 avril : le Hezbollah exprime sa « solidarité » et sa « loyauté » envers le régime d'Assad, secoué depuis la mi-mars par un mouvement de contestation, durement réprimé par les forces de l'ordre.
2012
– 10 août : le ministère du Trésor américain accuse le Hezbollah de « fournir de l'entraînement, des conseils et du soutien logistique » au gouvernement syrien pour l'aider à réprimer le soulèvement.
2013
– 30 avril : Hassan Nasrallah reconnaît pour la première fois l'engagement de ses troupes dans la région de Qousseir, dans le centre de la Syrie, et dans le haut lieu chiite de Sitt Zeinab, près de Damas.
– 5 juin : le régime syrien et les combattants du Hezbollah reprennent la ville de Qousseir, près de la frontière libanaise.
– 15 août : attentat à la voiture piégée à Roueiss, dans la banlieue sud de Beyrouth (27 morts, 336 blessés).
– 19 novembre : l'ambassade d'Iran à Bir Hassan est visée par un double attentat-suicide qui fait 25 morts, dont l'attaché culturel iranien, et près de 150 blessés. L'attaque est revendiquée par un groupe jihadiste sunnite lié à el-Qaëda.
2014
– 2 janvier : attentat dans un quartier commercial de Haret Hreik, dans la banlieue sud (5 morts et plus de 70 blessés).
– 21 janvier : nouvel attentat à Haret Hreik (4 tués, 35 blessés).
– 19 février : onze morts dans un double attentat suicide près du Centre culturel iranien à Beyrouth.
2015
– 19 janvier : le fils de Imad Moghniyé est tué dans un raid israélien dans le Golan syrien.
– 12 novembre : un double attentat-suicide est revendiqué par le groupe jihadiste État islamique (EI) à Bourj el-Brajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth (44 morts et 200 blessés).
– Décembre : Samir Kantar, incarcéré pendant près de 30 ans en Israël, est tué dans un raid aérien israélien près de Damas.
2016
– 21 mars : « Le Hezbollah restera en Syrie jusqu'à la défaite des jihadistes », déclare Hassan Nasrallah, une semaine après l'annonce par la Russie du retrait d'une partie de son contingent.
– 13 mai : mort de Moustapha Badreddine, commandant militaire en Syrie, dans une explosion près de Damas.
2011– 18 avril : le Hezbollah exprime sa « solidarité » et sa « loyauté » envers le régime d'Assad, secoué depuis la mi-mars par un mouvement de contestation, durement réprimé par les forces de l'ordre.
2012– 10 août : le ministère du Trésor américain accuse le Hezbollah de « fournir de...


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