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Nos lecteurs ont la parole - Lamia Sfeir Darouni

Ils nous ont privés d’un petit espoir de changements !

« Moi je ne voterai pas, car cela ne sert à rien ! Dans tous les cas, ils vont gagner ! Dans tous les cas, on ne pourra rien faire ! Dans tous les cas, le gouvernement est pourri, dans tous les cas, la ville ne changera jamais ! » Alors, ils sont restés bien calfeutrés dans leurs fauteuils, ont poursuivi calmement leur journée du dimanche, vélo, repos, resto, ont laissé passer une petite, infime, minime chance de changements et ont assisté ravis, si l'on peut le dire, à la réussite des autres. « On l'avait bien dit, ont-ils crié victorieux ! On ne peut rien faire face à cette puissante machine électorale et ce bulldozer rempli de dollars ! » Et ils ont laissé passer ce petit espoir de survie ! Ils ont offert leur ville sur un plateau d'argent à ce bulldozer de dollars et de corruptions. Ils l'ont laissée à ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, ceux qui ont conduit la ville à son état de misère et de saletés, ceux qui se moquent du peuple et de leur doléances, ceux qui pillent les caisses sans aucun remords, ceux qui détruisent le passé et l'histoire de leur ville sans aucun état d'âme, ceux qui se fichent de la santé et du bien-être de leurs enfants ! Ils leur ont ouvert la voie à six autres nouvelles années de vols, de corruptions, de destructions, de vandalisme et de m'en fichisme ! En refusant de voter ce dimanche-là, ces 80 % de personnes qui sont restées calfeutrées le dimanche à la maison, nous ont privés à nous, qui accusons cette corruption, refusons cette destruction, dénonçons ces bulldozers, d'un petit changement, ont privé leurs enfants et tous ces jeunes qui se battent et croient encore dans ce pays d'une ultime et dernière petite chance d'espoir. À tous ceux-là, à ces 80 % de personnes qui ont refusé de voter, à ceux qui ont baissé les bras, à ceux qui ont refusé de se battre, nous disons qu'ils sont tous accusés aujourd'hui de non-assistance à une ville en danger. Et pire, par leur absence lourde de conséquences et leur silence, ils ont voté pour la corruption, le vandalisme, le vol et la décrépitude de leur ville !

Lamia SFEIR DAROUNI

« Moi je ne voterai pas, car cela ne sert à rien ! Dans tous les cas, ils vont gagner ! Dans tous les cas, on ne pourra rien faire ! Dans tous les cas, le gouvernement est pourri, dans tous les cas, la ville ne changera jamais ! » Alors, ils sont restés bien calfeutrés dans leurs fauteuils, ont poursuivi calmement leur journée du dimanche, vélo, repos, resto, ont laissé passer une petite, infime, minime chance de changements et ont assisté ravis, si l'on peut le dire, à la réussite des autres. « On l'avait bien dit, ont-ils crié victorieux ! On ne peut rien faire face à cette puissante machine électorale et ce bulldozer rempli de dollars ! » Et ils ont laissé passer ce petit espoir de survie ! Ils ont offert leur ville sur un plateau d'argent à ce bulldozer de dollars et de corruptions. Ils l'ont laissée à ceux...
commentaires (2)

tres correct mais trop tard malheureusement

LA VERITE

02 h 01, le 15 mai 2016

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Commentaires (2)

  • tres correct mais trop tard malheureusement

    LA VERITE

    02 h 01, le 15 mai 2016

  • Quid de ceux qui ont œuvré et voté pour Bâïyroûth Mâdînâtî ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 53, le 14 mai 2016

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