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Tous pourris les politiques ? Tous corrompus, incompétents, rapaces et malhonnêtes? L'idée a beau être simpliste, elle n'a jamais semblé aussi populaire. Du Brésil à l'Irak, en passant par les États-Unis, la France, l'Espagne et le Liban, on retrouve une même défiance totale envers le monde politique – considéré la plupart du temps comme une espèce de cartel servant uniquement ses propres intérêts – qui se traduit par un renforcement des partis se situant à l'extrême de l'échiquier politique et/ou par l'apparition de mouvements sociaux contestataires issus de la société civile. Certes, le contexte politique est très différent dans chacun de ces pays. Certes, les parallèles entre Podemos, Nuit Debout, Beyrouth Madinati, Occupy Wall Street ont leurs limites, tous comme ceux entre Marine Le Pen et Donald Trump. Mais le fait qu'autant de discours « antisystème », « anti-establishment », qui critiquent le politique et veulent réinventer la politique, se propagent au même moment dans des zones géographiques assez éloignées dit tout de même quelque chose sur cette époque.
La crise du politique, puisque c'est bien de cela qu'il s'agit, appelle à une réflexion fondamentale qui dépasse, sans pour autant l'annihiler, l'esprit de contestation. La défiance des « sociétés civiles » à l'égard de représentants politiques ayant été élus par ces mêmes sociétés civiles pose une vraie question sur la légitimité du pouvoir et sur son exercice au XXIe siècle. Ces dirigeants sont-ils tous à ce point déconnectés de la réalité, comme le prétendent leurs détracteurs, ou existe-t-il un vrai problème de gouvernance à l'heure où des questions de plus en plus complexes demandent des réponses de plus en plus urgentes ?
Le politique ne peut pas tout. Il peut même d'autant moins que son pouvoir demeure « territorialisé » alors que l'économie, domaine qui concerne le plus le quotidien des populations surtout en situation de crise, est globalisée. Admettre les limites du pouvoir politique est une nécessité si l'on veut comprendre la crise de légitimité et de représentativité que traversent les différents dirigeants politiques à travers le monde. Sans pour autant les dédouaner de leurs responsabilités, cela permet de comprendre dans quelle mesure ils sont avant tout des produits de leur époque. Une époque où règne l'information en continu et où se mélangent toutes les opinions, qui déplore l'absence de grands dirigeants politiques sans se demander si elle est capable d'en accoucher et si, si tel était le cas, elle serait capable de les élire.
En ce sens, la crise du politique est autant liée à un problème de gouvernance que de culture, ou plutôt d'inculture. La démocratie n'est pas seulement un moyen d'exercice du pouvoir, elle est avant tout une culture politique qui demande de la confiance, de la modération et de la sagesse. La démocratie dans un État de droit est un plat gastronomique qui nécessite, à ce titre, une certaine culture culinaire pour l'apprécier. Une culture qui n'est ni celle de l'excès, de la malbouffe, du burger et du soda ni celle du manque, de la famine, du pain sec et de l'eau. La crise culturelle qui concerne, à des degrés divers, toutes les catégories sociales, est à la fois la matrice et la conséquence de la crise du politique.
L'implosion de l'URSS et la fin du communisme ont laissé un champ totalement libre au développement mondial du capitalisme et de l'économie de marché. Pendant plus de 20 ans, celle-ci, sans garde-fou, a impacté tous les domaines de la vie politique, jusqu'à remettre en question l'existence des États, des frontières, et jusqu'à promettre la fin des conflits. Cette époque est sans doute révolue et on assiste aujourd'hui à une période de transition qui voit le retour au premier plan de l'État, de la souveraineté, des frontières, de la machtpolitik, de la figure de l'homme providentiel, des partis autoritaires et des discours populistes. Le repli sur soi, la peur de la mondialisation, le recul de la démocratie et des libertés individuelles est un phénomène mondial, une révolution conservatrice que l'on constate en Europe, en Chine, aux États-Unis, au Japon, en Inde, et, bien entendu, au Moyen-Orient. Un phénomène assez paradoxal puisqu'il apparaît à un moment où, plus que jamais, les États sont confrontés à des problèmes transnationaux – terrorisme, migrations, environnement, finance – face auxquels ils ne peuvent séparément trouver aucune solution.
Malgré de nombreuses similitudes qui ont de quoi troubler, la période actuelle ne doit pas pour autant être comparée à la période de l'entre-deux-guerres, qui avait été la matrice des totalitarismes du XXe siècle. Elle a ses propres raisons et sa propre nature. Elle a ses propres maux et ses propres remèdes.
Et appelle à une nouvelle réflexion... politique.
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Tous pourris les politiques ? Tous corrompus, incompétents, rapaces et malhonnêtes? L'idée a beau être simpliste, elle n'a jamais semblé aussi populaire. Du Brésil à l'Irak, en passant par les États-Unis, la France, l'Espagne et le Liban, on retrouve une même défiance totale envers le monde politique EN PLUS DU DANGER QU'ILS REPRESENTENT POUR LA DEMOCRATIE, LES PARTIS~GANGS CARTELLISEES , PAVENT PAR LEURS PRATIQUES CRIMINELLES ET CRAPOULEUSES LA VOIE AUX ARMEES FASCISTES TOUJOURS PRETES A PRENDRE LA PLACE DES "PARTIS" ET "POLITICIENS" CORROMPUS ET LA SE TROUVE LE GRAND DANGER POUR SAUVER LA DEMOCRATIE ,IL FAUT DONC COMMNECER PAR CHERCHER DES VOIES QUI NEUTRALISENT LA CAPACITEE DE NUISANCE DES PARTIS ET DONT LES CRIMES PEUVENT SERVIR LES APPETITS TOTALITAIRES DES ARMEES DITES NATIONALES ET QUI SONT TOUJOURS PRETES A "SAUVERLA PATRIE EN DANGER" EN DEVENANT DES ARMEES .....D'OCCUPATION NATIOINALE ET CE EN INSTAURANT LEUR DICTATURE TERRORISTE BASEE SUR LES ENLEVEMENTS,LES SALLES DE TORTURE ET LES ASSASSINATS POLITIQUES DES OPPOSANTS CE QUI SAUVERA LA PATRIE ET LA POLITIQUE CE SONT PAR CONSEQUENT LES ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE FEDEREES DANS LE CONSEIL NATIONAL OEUVRANT POUR LA DEMOCRATIE DIRECTE ET LA COMPTABILITE ET LE CONTROLE CONTINUS DES DIRIGEANTS A TOUS LES NIVEAUX DU POUVOIR.
16 h 17, le 14 mai 2016