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Nos lecteurs ont la parole - Antoine Sabbagha

Municipalités d’hier et d’aujourd’hui

La belle époque des années 30 à Beyrouth.

En 1929, le gouvernement de l'époque désigna dix nouveaux membres pour la municipalité de Beyrouth : 5 chrétiens et 5 musulmans. Il s'agissait nommément de Georges Akouri, Alfred Naccache, Abdul Rahman Beyhom, Selim Tayarra, Ahmad Daouk, Hassan Kronfol, Gebrayel Jammal, Sami Abdel Malak, Michel Khattar et enfin le Dr Jean Misk. Un litige entre Misk et Akouri poussera le conseil municipal à suspendre le travail de ce dernier pour une période de quatre mois. Mais l'année 1929 fut donc quand même cette belle période du tramway de couleur verte, qui ne deviendra rouge qu'en 1944, un an après l'indépendance. 1929, c'est aussi cette belle période où l'électricité illuminait les palais des Sursock et où l'émir Lutfallah menait sa bataille présidentielle contre monsieur Debbas, l'époque où les rues de cette belle capitale étaient illuminées et que l'eau coulait des fontaines disséminées un peu partout.
Trois quarts de siècle se sont presque écoulés, nous voici en ce mois de mai 2016 aux élections municipales « tribales » et confessionnelles de cette pauvre municipalité de Beyrouth qui ressemble, au centre-ville, à une place fantôme. L'électricité, avec tout ce modernisme, n'existe point. Les fontaines et l'eau des fontaines ont toutes disparu et l'eau potable nous vient au compte-gouttes dans les maisons. Pas un jardin public, rien que des tours dans des ruelles qui sont restées toujours aussi étroites qu'au début du siècle dernier. Et pour les nostalgiques du tramway, il n'y a même pas des transports en commun ni des parkings publics pour les usagers. Comment alors osez-vous nous demander pour quelle liste voter ?
Triste situation.

En 1929, le gouvernement de l'époque désigna dix nouveaux membres pour la municipalité de Beyrouth : 5 chrétiens et 5 musulmans. Il s'agissait nommément de Georges Akouri, Alfred Naccache, Abdul Rahman Beyhom, Selim Tayarra, Ahmad Daouk, Hassan Kronfol, Gebrayel Jammal, Sami Abdel Malak, Michel Khattar et enfin le Dr Jean Misk. Un litige entre Misk et Akouri poussera le conseil municipal à suspendre le travail de ce dernier pour une période de quatre mois. Mais l'année 1929 fut donc quand même cette belle période du tramway de couleur verte, qui ne deviendra rouge qu'en 1944, un an après l'indépendance. 1929, c'est aussi cette belle période où l'électricité illuminait les palais des Sursock et où l'émir Lutfallah menait sa bataille présidentielle contre monsieur Debbas, l'époque où les rues de cette belle capitale...
commentaires (1)

A la vue de la photo du tramway montant à la Place des Canons dans le sens Manara-Furn el-Chabbak, mon coeur a battu le record de ses battements. Je sillonnais Beyrouth de bout en bout à 5 piastres. Lorsque je débarquais de la "bosta" de Jounieh qui s'arrêtait derrière l'hôtel Astoria. De là, je passais devant le Petit-Sérail, puis souk Abou-Nasr, pour arriver à mon lieu de travail dans un bureau de change à Souk-Sursock. J'étais heureux comme Dieu en France. Cela date de 1948.

Annie

14 h 03, le 13 mai 2016

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Commentaires (1)

  • A la vue de la photo du tramway montant à la Place des Canons dans le sens Manara-Furn el-Chabbak, mon coeur a battu le record de ses battements. Je sillonnais Beyrouth de bout en bout à 5 piastres. Lorsque je débarquais de la "bosta" de Jounieh qui s'arrêtait derrière l'hôtel Astoria. De là, je passais devant le Petit-Sérail, puis souk Abou-Nasr, pour arriver à mon lieu de travail dans un bureau de change à Souk-Sursock. J'étais heureux comme Dieu en France. Cela date de 1948.

    Annie

    14 h 03, le 13 mai 2016

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