Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

La Grèce prépare une nouvelle loi pour obtenir de l'argent frais le 24 mai

Le gouvernement grec travaillait mercredi à l'élaboration d'un projet de loi visant à compléter les mesures de rigueur réclamées par l'UE et le FMI, afin de s'assurer leur "feu vert" sur des versements de prêts lors de l'Eurogroupe du 24 mai.
Cette loi prévoit un "mécanisme de correction automatique" en cas de dérapage budgétaire.

Comme convenu lors du dernier Eurogroupe de lundi (réunion des ministres des Finances de la zone euro), des mesures supplémentaires doivent être "adoptées par le Parlement grec d'ici le 24 mai pour que nous obtenions le feu vert (des créanciers) sur la conclusion de la revue du programme grec et le versement de la prochaine tranche de prêts", a indiqué à l'AFP une source gouvernementale.
"L'Euroworking group (les experts de la zone euro qui préparent l'Eurogroupe NDLR), doit se réunir jeudi et la semaine prochaine, selon cette source, pour débattre "des détails techniques" du projet de loi, a indiqué cette source.

L'Eurogroupe doit aussi confirmer le 24 mai les engagements pris par la Grèce sur des mesures supplémentaires concernant l'accélération des privatisations et des hausses de taxes indirectes.
Le gouvernement "met les bouchées doubles" pour adopter ce mécanisme "automatique", titrait mercredi le quotidien financier grec Naftémporiki. Il s'agit de calmer les inquiétudes des créanciers au cas où l'objectif d'un excédent primaire budgétaire (hors service de la dette) de 3,5% du PIB n'était pas atteint en 2018.

"Si le budget diverge des objectifs fixés par les créanciers pour 2017 et 2018, le ministre grec des Finances devra activer ce mécanisme qui précisera dans un délai d'un mois le montant des réduction de dépenses nécessaires, provenant soit des réductions des salaires et des retraites soit de l'augmentation de taxes.
Ce "mécanisme automatique" a déjà provoqué un buzz sur les réseaux sociaux, le nouveau hashtag #koftis ("pince coupante" en grec) résumant les critiques contre un mécanisme vu comme un nouveau moyen pour poursuivre les politiques de rigueur imposées depuis six ans en Grèce.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a toutefois assuré qu'il n'y aurait pas besoin d'activer ce mécanisme, rappelant que l'excédent primaire de 2015, à 0,7% du PIB, était un résultat bien meilleur que le déficit primaire de 0,25% à 0,6% prévu initialement.
Il s'est félicité du satisfecit exprimé par l'Eurogroupe à Bruxelles face aux efforts de réforme grecs, espérant que cela "ouvre la route au versement d'une grosse tranche" de prêts au pays -- environ 5,4 milliards d'euros -- et à un allègement de l'énorme dette grecque.

Le gouvernement grec travaillait mercredi à l'élaboration d'un projet de loi visant à compléter les mesures de rigueur réclamées par l'UE et le FMI, afin de s'assurer leur "feu vert" sur des versements de prêts lors de l'Eurogroupe du 24 mai.Cette loi prévoit un "mécanisme de correction automatique" en cas de dérapage budgétaire.Comme convenu lors du dernier Eurogroupe de lundi (réunion des ministres des Finances de la zone euro), des mesures supplémentaires doivent être "adoptées par le Parlement grec d'ici le 24 mai pour que nous obtenions le feu vert (des créanciers) sur la conclusion de la revue du programme grec et le versement de la prochaine tranche de prêts", a indiqué à l'AFP une source gouvernementale."L'Euroworking group (les experts de la zone euro qui préparent l'Eurogroupe NDLR), doit se réunir jeudi et...