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Moyen Orient et Monde - Brexit / Référendum

Cameron brandit les risques pour la paix dans l’UE

« Chaque fois que nous tournons le dos à l’Europe, tôt ou tard nous le regrettons », a prévenu hier le Premier ministre conservateur britannique, David Cameron. Leon Neal/Pool/AFP

La campagne du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne a repris de plus belle hier, le Premier ministre conservateur David Cameron brandissant les risques pour la paix en Europe en cas de Brexit, tandis que l'ex-maire de Londres Boris Johnson taxait l'UE de « vieille idéologie absolutiste ».
Après les élections locales et régionales de la semaine dernière, M. Cameron a replongé de plain-pied dans ce débat, invoquant les heures les plus sombres de l'histoire européenne. L'UE « a contribué à réconcilier des pays qui se sont déchirés pendant des décennies », a-t-il rappelé dans un discours au British Museum de Londres, à six semaines du référendum du 23 juin. Citant les défis posés par l'organisation de l'État islamique (EI), la Russie ou encore la crise des réfugiés, il a défendu l'idée que « la coopération la plus étroite possible avec nos voisins européens est essentielle ». « C'est dans l'intérêt national du Royaume-Uni de maintenir un objectif commun en Europe pour éviter de futurs conflits entre les pays européens », a poursuivi celui qui plaide pour un maintien dans l'UE contre une grosse frange de son parti.
« Chaque fois que nous tournons le dos à l'Europe, tôt ou tard nous le regrettons, a encore prévenu M. Cameron. Soit nous influençons l'Europe, soit elle nous influence. Et si les choses tournent mal en Europe, ne prétendons pas que nous pourrons être à l'abri des conséquences. »
Le camp pro-Brexit a été prompt à réagir, criant à l'exagération. « Cameron avance-t-il vraiment la menace d'une guerre? Ce sont des paroles désespérées de "Dave le désespéré" », a ainsi accusé le millionnaire Arron Banks, cofondateur de Leave.EU. « Loin d'être un facteur de paix, l'Union européenne a augmenté l'hostilité en Europe », a estimé Nigel Farage, leader du parti europhobe Ukip, accusant l'UE « d'écraser » la démocratie grecque. « Au final, c'est un manque de démocratie qui mène à la guerre et aux conflits », a-t-il jugé.

Comme les Grecs ont battu les Perses à Marathon
Figure de proue du camp pro-Brexit, Boris Johnson, dans un discours prononcé quelques heures après celui de David Cameron, a dit ne pas croire « que le Premier ministre pense sérieusement que quitter l'Union européenne déclencherait la guerre sur le continent européen, étant donné qu'il était prêt, il y a seulement quelques mois, à inciter les gens à voter pour partir, à moins d'obtenir des réformes importantes ». Le conservateur n'a pas eu de mots assez durs pour critiquer l'accord obtenu par M. Cameron auprès de ses partenaires européens en février, le qualifiant « d'échec total à obtenir des réformes ».
Celui à qui l'on prête l'ambition de devenir Premier ministre a brandi les arguments habituels du camp pro-Brexit, comme l'incapacité à contrôler l'immigration, qui représente chaque année un apport « équivalent à la population de Newcastle » – soit plus de 300 000 personnes –, ou l'absence d'accords commerciaux entre l'UE et de grandes puissances mondiales (Australie, Chine, États-Unis). « Nous gagnerons (le 23 juin) pour exactement la même raison que les Grecs ont battu les Perses à Marathon. Parce que (les partisans du maintien dans l'UE) se battent pour une vieille idéologie absolutiste tandis que nous nous battons pour la liberté », a-t-il assuré. « Si nous votons pour quitter l'UE, nous ne voterons pas pour quitter l'Europe », a conclu Boris Johnson, se targuant d'être un « enfant de l'Europe, un libéral cosmopolite ».
(Source : AFP)

La campagne du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne a repris de plus belle hier, le Premier ministre conservateur David Cameron brandissant les risques pour la paix en Europe en cas de Brexit, tandis que l'ex-maire de Londres Boris Johnson taxait l'UE de « vieille idéologie absolutiste ».Après les élections locales et régionales de la semaine dernière, M. Cameron a replongé de plain-pied dans ce débat, invoquant les heures les plus sombres de l'histoire européenne. L'UE « a contribué à réconcilier des pays qui se sont déchirés pendant des décennies », a-t-il rappelé dans un discours au British Museum de Londres, à six semaines du référendum du 23 juin. Citant les défis posés par l'organisation de l'État islamique (EI), la Russie ou encore la crise des réfugiés, il a défendu...
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