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Bkerké s'oppose à un mandat présidentiel de deux ans, selon l'archevêque maronite de Beyrouth

L'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar a démenti que Bkerké ait proposé l'élection d'un président pour un mandat de deux ans.

"Le raccourcissement du mandat du chef de l’État viole la dignité de la présidence libanaise", a estimé Mgr Matar dans un entretien accordé au quotidien koweïtien al-Anba publié dimanche, soulignant que les tentatives d'impliquer Bkerké dans ce débat "ne sont pas innocents".

Le prélat précise que c'est l'ancien président du Parlement Hussein Husseini, "animé de bonnes intentions", qui a lancé l'idée d'une réduction du mandat du président. "Bkerké appelle à l'élection d'un chef de l’État le plus tôt possible et pour un mandat complet", a affirmé Mgr Matar.

Il a par ailleurs refusé de lier l'élection d'un président au Liban à la fin de la guerre en Syrie. "Comment pourrait-on attendre la fin du conflit en Syrie alors que ce pays a récemment élu un président ainsi qu'un nouveau Parlement ?", s'est-il demandé, soulignant que personne ne peut prévoir quand le conflit prendra fin.

Une 39e séance parlementaire consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République libanaise a été fixée au 10 mai prochain. La présidence est vacante depuis le 25 mai 2014, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Le président de la Chambre Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le 23 avril 2014. Celle-ci n'avait pas débouché sur l'élection d'un nouveau chef de l'État, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum.

L'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar a démenti que Bkerké ait proposé l'élection d'un président pour un mandat de deux ans.
"Le raccourcissement du mandat du chef de l’État viole la dignité de la présidence libanaise", a estimé Mgr Matar dans un entretien accordé au quotidien koweïtien al-Anba publié dimanche, soulignant que les tentatives d'impliquer Bkerké dans ce débat "ne sont pas innocents".
Le prélat précise que c'est l'ancien président du Parlement Hussein Husseini, "animé de bonnes intentions", qui a lancé l'idée d'une réduction du mandat du président. "Bkerké appelle à l'élection d'un chef de l’État le plus tôt possible et pour un mandat complet", a affirmé Mgr Matar.
Il a par ailleurs refusé de lier l'élection d'un président au Liban à la fin de la guerre en Syrie. "Comment...