Des militants anti-TTIP à La Haye (Pays-Bas), le 26 avril. Martijn Beekman/AFP
Les négociateurs américains et européens ont estimé hier qu'un « important travail » et des « concessions » étaient nécessaires pour boucler les discussions sur l'accord de libre-échange commercial TTIP en 2016, comme le souhaite le président Barack Obama.
« Il reste assez de temps pour parvenir à un accord ambitieux sur le TTIP cette année (...) si nous mobilisons la volonté politique, les efforts et la détermination qui sont requis des deux côtés », a déclaré le négociateur en chef américain Dan Mullaney, à l'issue d'une nouvelle semaine de discussions à New York. « Il nous reste encore un important travail à accomplir », a-t-il ajouté en bouclant ce 13e round de discussions.
Depuis mi-2013, les États-Unis et l'Union européenne tentent de parvenir à un accord qui supprimerait les barrières commerciales et règlementaires mais qui rencontre des résistances croissantes dans la société civile et auprès des dirigeants politiques. Malgré ces obstacles, le président américain a plaidé la semaine dernière pour qu'un accord soit trouvé avant la fin de l'année et son départ de la Maison-Blanche.
Le négociateur européen, Ignacio Garcia Bercero, a assuré que l'UE était certes prête à « travailler dur » pour parvenir à cet objectif mais a toutefois assuré que le « contenu de l'accord devait être juste ». « Chaque partie doit faire les concessions nécessaires pour que cela arrive », a-t-il ajouté alors que Paris et Berlin viennent de s'en prendre à l'intransigeance supposée des Américains dans les négociations. Selon M. Garcia Bercero, des progrès doivent être notamment accomplis côté américain pour davantage ouvrir les marchés publics aux entreprises étrangères.
Le négociateur européen a par ailleurs appelé à « comprendre » les inquiétudes tout en estimant que les accords commerciaux permettaient de « mieux gérer » la mondialisation.
(Source : AFP)

