Le gouverneur de la Banque centrale japonaise, Haruhiko Kuroda, lors de l’annonce hier du maintien du programme de rachat d’actifs et du niveau actuel des taux négatifs. Thomas Peter/Reuters
La Banque du Japon (BoJ) a décidé hier de maintenir en l'état son programme de rachat d'actifs et le niveau actuel des taux négatifs, décevant les fortes attentes des marchés après de nouvelles statistiques médiocres.
Elle a dans le même temps abaissé ses prévisions concernant l'inflation, qui n'atteindra pas dans les délais espérés l'objectif de 2 %, désormais attendu d'ici à mars 2018, au lieu de septembre 2017 auparavant. La projection de croissance a aussi été dégradée : elle devrait s'établir à 1,2 % en 2016-17 (contre 1,5 % escomptés précédemment), et à 0,1 % l'exercice suivant (contre 0,3 %).
La Banque du Japon invoque, dans un communiqué, des « exportations plus faibles que prévu » et une certaine « prudence » des entrepreneurs, « reflet du ralentissement » des économies émergentes. Elle mentionne aussi l'impact sur la production industrielle des récents tremblements de terre qui ont frappé le sud-ouest du Japon et provoqué l'arrêt temporaire de plusieurs usines.
La BoJ répète qu'elle prendra de nouvelles mesures « si nécessaire », pour atteindre sa cible d'inflation. Elle en est très loin, sous l'effet notamment de la chute des prix du pétrole : selon des statistiques publiées en début de matinée, les prix à la consommation ont fléchi de 0,3 % en mars comparé à leur niveau un an plus tôt. Il faut remonter à avril 2013, date du lancement de sa vaste réforme monétaire, pour trouver pareille baisse.
Le gouverneur Haruhiko Kuroda est une nouvelle fois allé à l'encontre des anticipations : sur les 41 économistes sondés par l'agence Bloomberg, 23 misaient sur un nouvel assouplissement.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine