Des représentations ont été annulées mardi à la prestigieuse Comédie française et à l'Odéon à Paris, deux théâtres publics occupés par des salariés du monde du spectacle en pleine négociation sur leur régime spécifique d'assurance chômage.
Mardi soir, une cinquantaine de personnes, ont envahi la Comédie Française, créée en 1680. Parmi elles figuraient des salariés du monde du spectacle (dits "intermittents") soutenus par des étudiants et des participants au mouvement citoyen "Nuit Debout" lancé fin mars contre une réforme jugée ultralibérale du droit du travail.
Un peu plus tôt, c'est une représentation de "Phèdre(s)" avec Isabelle Huppert qui avait été annulée au Théâtre de l'Odéon, dont la terrasse, au premier étage, est occupée depuis dimanche soir.
Lundi soir, les intermittents rassemblés sur la place devant le théâtre en avaient été chassés par la police, au prix de quelques échauffourées et de jets de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre.
Les artistes et techniciens du spectacle entendent peser sur les négociations en cours visant à réformer leur régime particulier d'assurance chômage.
Après l'échec lundi soir des discussions, la Coordination des Intermittents et précaires (CIP) a fait part mardi après-midi de sa détermination à poursuivre l'occupation de l'Odéon, jusqu'à la reprise des discussions mercredi, à la veille d'une nouvelle journée nationale de mobilisation contre la réforme du droit du travail.
Le régime spécifique de ces salariés a été maintes fois critiquées pour son coût, le déficit de ce régime d'assurance chômage atteignant environ un milliard d'euros chaque année, soit environ un quart du déficit général.
Un cadrage financier, proposé le 24 mars par la partie patronale et signé par certains syndicats impose un effort global de 185 millions d'euros d'économies en année pleine d'ici à 2018 aux intermittents, mais suggère que l'Etat en compense une partie, à hauteur de 80 millions.
Des conditions jugées "inacceptables" par le syndicat CGT et la Coordination des Intermittents et précaires (CIP) qui font planer la menace de perturber les prochains festivals d'été.
Mardi soir, une cinquantaine de personnes, ont envahi la Comédie Française, créée en 1680. Parmi elles figuraient des salariés du monde du spectacle (dits "intermittents") soutenus par des étudiants et des participants au mouvement citoyen "Nuit Debout" lancé fin mars contre une réforme jugée ultralibérale du droit du travail.Un peu plus tôt, c'est une représentation de "Phèdre(s)" avec Isabelle Huppert qui avait été annulée au Théâtre de l'Odéon, dont la terrasse, au premier étage, est occupée depuis dimanche soir.
Lundi soir, les intermittents rassemblés sur...


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