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Nos lecteurs ont la parole - Noha M. Gemayel-Ingea

« La tetkhalla aanna », oui, protégez-nous

Que doit-on comprendre de la mort de Jésus et de sa résurrection ? La mort de Jésus porte en elle-même un message à l'adresse de l'humanité pour signifier que Dieu existe par-delà la vie terrestre. Une vie que l'homme se doit d'assumer. La mort de Jésus est-elle l'expression de son abandon par ce monde qui l'a trahi et continue de le trahir ? Pourtant, que de témoignages de fidélité et de sacrifices consentis tout au long des siècles pour affirmer l'existence de Dieu au-delà de toutes sortes de considérations. Jésus a-t-il transcendé ce monde tel un concept qui passe sans lendemain ? On est en droit de se poser la question. J'oserais évoquer ici cet hymne chanté à la gloire du Tout-Puissant durant la guerre libanaise, et qui lui disait : « La tetkhalla aanna. » C'était un « Je crois en Dieu » et un acte d'espérance, mais aussi un cri de désespoir demeuré longtemps sans écho.
La mort de Jésus est-elle le constat même de l'immortalité de l'esprit éternel ? Or l'esprit est partout où il y a l'homme. Il est au service de tous ceux qui ne reconnaissent plus Dieu et de tous ceux qui ne l'ont pas encore connu. Jésus de Nazareth est mort comme nous autres, après une agonie lente et douloureuse. Il a eu peur de la mort comme nous. Et comme nous, sa vie terrestre repose au sein de cette terre, une terre qui est notre patrimoine universel. L'esprit, lui, est la consécration de l'universalité absolue et devient, de ce fait, la référence première et dernière de tout acte concernant le devenir du monde.
Dieu est indéfinissable. La raison abdique son pouvoir de distinguer entre réalité et dogme. La raison n'est pas la foi. Elle ne peut s'éloigner de la logique, élément de base de son fonctionnement. Mais la logique ne peut pas ignorer non plus l'impact effectif dû à l'imposition dogmatique. Et le dogme ne s'invente pas. Il s'appuie sur des convictions qui relèvent du domaine de la foi et de l'esprit. Alors le dogme et la réalité seraient éventuellement la manifestation d'une complémentarité entre foi et raison ? C'est à ce niveau-là que tout s'empêtre dans une confusion totale. Un problème de tous les temps !
Et c'est ainsi que l'on en vient à céder à une démagogie qui relève de l'utopie et nous mène tout droit à l'obscurantisme. Il est inconcevable que nous en soyons encore là au XXIe siècle ! Car l'asservissement de la personne et la pratique de la torture (tels que nous les connaissons aujourd'hui) constituent les moyens utilisés par toute forme de tyrannie. C'est la négation même de la sagesse. Les dictatures naissent et se développent de cette façon-là. Elles s'octroient tous les droits pour dominer, par la terreur, toute l'humanité. Et c'est bien pour cela que certains assassinent à tour de bras sans état d'âme et qu'ils détruisent tout ce qui se rapporte à l'évolution et à la civilisation, dut-elle être la leur à l'origine.
Effacer par exemple les témoignages transmis jusqu'à nous par les œuvres d'art en s'attaquant aux musées et à notre patrimoine universel, c'est ne nous laisser que la mémoire des choses pour nous consoler de la perte de nos propres repères. Ignore-t-on la portée dramatique de pareils actes ? Des actes qui démolissent ainsi leurs propres auteurs avant même de détruire la pierre qui porte, gravé en elle, l'un des aspects majeurs de l'histoire de l'évolution.
C'est à l'histoire que revient le privilège de raconter comment on bâtit et comment on peut démolir un monde. Et ce constat nous amène au sens du sacré. Car le sacré doit demeurer sacré et rester à l'écart de ce qui cherche à l'étouffer, afin que l'homme se retrouve face à lui-même, pour témoigner d'une existence digne et la régénérer à travers cette existence même. Ce pourquoi il est impérieux de recourir à l'esprit afin d'éviter de perdre son âme dans les méandres de la démagogie et du mal.

Que doit-on comprendre de la mort de Jésus et de sa résurrection ? La mort de Jésus porte en elle-même un message à l'adresse de l'humanité pour signifier que Dieu existe par-delà la vie terrestre. Une vie que l'homme se doit d'assumer. La mort de Jésus est-elle l'expression de son abandon par ce monde qui l'a trahi et continue de le trahir ? Pourtant, que de témoignages de fidélité et de sacrifices consentis tout au long des siècles pour affirmer l'existence de Dieu au-delà de toutes sortes de considérations. Jésus a-t-il transcendé ce monde tel un concept qui passe sans lendemain ? On est en droit de se poser la question. J'oserais évoquer ici cet hymne chanté à la gloire du Tout-Puissant durant la guerre libanaise, et qui lui disait : « La tetkhalla aanna. » C'était un « Je crois en Dieu » et un acte...
commentaires (1)

BRAVO MADAME ! HEUREUX LES SAINS D,ESPRIT... JE N,AIME PAS LE TERME LES SIMPLES D,ESPRIT SUJET A EQUIVOQUE... ET DE BONNE FOI CAR LE ROYAUME DES CIEUX LEUR APPARTIENT ! L,EMPIRE TERRESTE APPARTIENT AUX SATANES...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

20 h 38, le 26 avril 2016

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Commentaires (1)

  • BRAVO MADAME ! HEUREUX LES SAINS D,ESPRIT... JE N,AIME PAS LE TERME LES SIMPLES D,ESPRIT SUJET A EQUIVOQUE... ET DE BONNE FOI CAR LE ROYAUME DES CIEUX LEUR APPARTIENT ! L,EMPIRE TERRESTE APPARTIENT AUX SATANES...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 38, le 26 avril 2016

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