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Berlin veut des zones de sécurité en Syrie près de la Turquie

L'Allemagne souhaite l'établissement de zones spéciales de sécurité en Syrie, près de la frontière avec la Turquie, pour protéger les réfugiés, a déclaré samedi la chancelière allemande Angela Merkel, une idée prônée par la Turquie de longue date.

Maintenir les réfugiés du côté syrien de la frontière aiderait Ankara, qui accueille sur son sol 2,7 millions de réfugiés syriens, et Bruxelles, qui cherche à endiguer le flot de migrants qui arrivent sur les rives de l'UE.

L'Onu s'est montrée réticente face à ce projet. Elle demande que la sécurité des réfugiés qui resteraient en zone syrienne soit garantie. Les travailleurs humanitaires y sont opposés.

Un accord de "cessation des hostilités" parrainé par la Russie et les Etats-Unis est entré en vigueur en Syrie le 27 février dernier pour permettre une nouvelle série de discussions de paix à Genève, mais il est de moins en moins respecté.

"J'ai (...) à nouveau réclamé que nous ayons des zones où le cessez-le-feu soit particulièrement renforcé et où un niveau suffisant de sécurité puisse être garanti", a déclaré Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Gaziantep en Turquie, en compagnie des responsables turcs et de l'Union européenne.

Des dizaines de réfugiés fuyant les combats en Syrie sont incapables de traverser la frontière pour passer en Turquie et sont obligés de camper près du point de passage frontalier d'Azaz où un soutien humanitaire leur est prodigué. Certains ont accusé la Turquie de vouloir ainsi créer une zone de sécurité sans le dire.

L'accord conclu le 18 mars dernier entre la Turquie et l'Union européenne pour renvoyer les migrants arrivant sur les îles grecques a également été critiqué par les agences de l'Onu.

Cet accord, couplé avec des fermetures de frontières en Europe empêchant les passeurs d'assurer un passage vers le nord de l'UE, a dans un premier temps ralenti le nombre de nouvelles arrivées en Grèce. Mais des bateaux arrivent à nouveau, avec environ 150 personnes par jour, a annoncé l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L'Allemagne souhaite l'établissement de zones spéciales de sécurité en Syrie, près de la frontière avec la Turquie, pour protéger les réfugiés, a déclaré samedi la chancelière allemande Angela Merkel, une idée prônée par la Turquie de longue date.
Maintenir les réfugiés du côté syrien de la frontière aiderait Ankara, qui accueille sur son sol 2,7 millions de réfugiés syriens, et Bruxelles, qui cherche à endiguer le flot de migrants qui arrivent sur les rives de l'UE.
L'Onu s'est montrée réticente face à ce projet. Elle demande que la sécurité des réfugiés qui resteraient en zone syrienne soit garantie. Les travailleurs humanitaires y sont opposés.
Un accord de "cessation des hostilités" parrainé par la Russie et les Etats-Unis est entré en vigueur en Syrie le 27 février dernier pour permettre une...