La police israélienne a confirmé jeudi que le Palestinien auteur lundi d'un "attentat suicide" contre un autobus à Jérusalem, qui a fait 20 blessés, était un membre du mouvement islamiste Hamas.
Le Hamas a déjà présenté jeudi comme un de ses membres l'auteur de cette attaque, qui est décédé mercredi des suites de ses blessures.
"Le terroriste qui a commis cet attentat suicide" sur la ligne d'autobus 12 à Jérusalem "était âgé de 19 ans et originaire de Beit Jala", près de Bethléem (Cisjordanie occupée), a également indiqué la police, qui s'était abstenue depuis lundi de donner des détails sur l'auteur de cette attaque.
C'est la première fois depuis le déclenchement le 1er octobre d'une vague de violences dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël que les autorités israéliennes font état d'un "attentat suicide" à la bombe comme ceux commis par des Palestiniens durant la deuxième Intifada (2000-2005).
"Lors d'opération menées après l'attentat par le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, la police et l'armée, plusieurs suspects militants du Hamas ont été arrêtés dans la région de Bethléem. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans les préparatifs de l'attentat et son exécution", a ajouté la police sans préciser le nombre d'arrestations.
Le Palestinien auteur de l'attaque a été identifié comme Abdel Hamid Abou Sorour par le ministère palestinien de la Santé.
Dans un communiqué, le Hamas l'a présenté jeudi comme "l'auteur de l'explosion dans le bus numéro 12 à Jérusalem".
Le mouvement islamiste, au pouvoir dans la bande de Gaza, l'a décrit comme un "martyr" et comme "l'un de ses fils", une expression utilisée pour désigner l'un de ses membres.
Sa mort "continuera à alimenter la révolte", selon le communiqué publié sur le site des Brigades Qassam, la branche armée du Hamas.
Des responsables du Hamas à Gaza ont refusé jeudi de commenter ce communiqué, tout en saluant l'attaque.
Le père du jeune Palestinien a déclaré dans une interview accordée à un site internet lié au Hamas qu'il avait dû identifier le corps de son fils, qui était brûlé. Il a indiqué que la famille avait découvert un testament écrit par son fils, sans en divulguer le contenu.
La mère du Palestinien, Azhar Abou Sorour, a affirmé à l'AFP qu'elle ne savait pas si son fils était membre du Hamas.
Lundi, avant l'explosion, "il était normal, il a mangé, il m'a dit qu'il allait acheter quelque chose et qu'il allait revenir", a-t-elle expliqué.
Elle a indiqué que son fils avait pour "modèle" Yahya Ayash. Ce Palestinien, connu sous le surnom de "l'ingénieur", était le plus important spécialiste des explosifs du Hamas avant d'être tué en 1996 par Israël dans la bande de Gaza à l'aide d'un téléphone portable piégé.
"J'aurais choisi une autre voie pour résister que celle empruntée par mon fils, mais je respecte son choix. Il est libre et c'est ce qu'il voulait", a-t-elle ajouté.
Les violences qui secouent les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël depuis le 1er octobre a coûté la vie à 201 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, selon un décompte de l'AFP.
La plupart des Palestiniens morts sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques.
Le Hamas a déjà présenté jeudi comme un de ses membres l'auteur de cette attaque, qui est décédé mercredi des suites de ses blessures.
"Le terroriste qui a commis cet attentat suicide" sur la ligne d'autobus 12 à Jérusalem "était âgé de 19 ans et originaire de Beit Jala", près de Bethléem (Cisjordanie occupée), a également indiqué la police, qui s'était abstenue depuis lundi de donner des détails sur l'auteur de cette attaque.
C'est la première fois depuis le déclenchement le 1er octobre d'une vague de violences dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël que les autorités israéliennes font état...


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