Les pourparlers de paix sur le Yémen, censés s'ouvrir jeudi selon l'Onu après trois jours de retard, sont toujours suspendus à l'arrivée des représentants rebelles à Koweït, ont indiqué des diplomates.
"Selon les dernières informations, la délégation des rebelles ne devrait arriver à Koweït qu'en fin de journée", a déclaré un diplomate qui suit de près les tractations. "En conséquence, les pourparlers pourraient encore être retardés et ne commencer que vendredi", a estimé un autre diplomate. La délégation du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, présente depuis dimanche à Koweït, a menacé de se retirer si les pourparlers ne commençaient pas jeudi matin.
Les représentants des parrains du processus de paix, dont les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, sont alors intervenus et le porte-parole des Nations unies à New York, Stéphane Dujarric, a confirmé mercredi soir que les négociations "commenceront jeudi à Koweït". Or la délégation rebelle, partie mercredi du Yémen pour le Koweït via Oman, était toujours jeudi dans la capitale omanaise, selon des diplomates.
Les rebelles et leurs alliés, des partisans de l'ancien président du Yémen Ali Abdallah Saleh, ont boudé les pourparlers qui devaient s'ouvrir initialement lundi, en invoquant "la poursuite de l'agression" malgré la trêve, décrétée le 11 avril au Yémen. Les combats se sont poursuivis sur certaines lignes de front, même s'ils ont baissé d'intensité, selon des sources militaires.
Les belligérants s'accusent mutuellement d'être responsables des violations répétées du cessez-le-feu.
Une roquette Katioucha, tirée mercredi soir par les rebelles, est tombée à l'entrée de Marib, ville tenue par les loyalistes à l'est de la capitale Sanaa, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des sources militaires loyalistes ont fait état d'affrontements violents à Nahm, au nord-est de Sanaa, et de combats sporadiques dans les provinces de Jawf (nord), de Taëz (sud-ouest), et de Baïda (centre).
Pour leur part, les rebelles affirment sur leur site Sabanews.net que l'aviation de la coalition militaire arabe, opérant au Yémen sous commandement saoudien, viole toujours la trêve après avoir mené mercredi deux raids à Nahm et survolé la capitale Sanaa, Marib et Jawf.
Depuis l'intervention de la coalition arabe en mars 2015, la guerre au Yémen a fait 6.400 morts, pour moitié des civils, et plus de 30.500 blessés, selon l'ONU.
"Selon les dernières informations, la délégation des rebelles ne devrait arriver à Koweït qu'en fin de journée", a déclaré un diplomate qui suit de près les tractations. "En conséquence, les pourparlers pourraient encore être retardés et ne commencer que vendredi", a estimé un autre diplomate. La délégation du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, présente depuis dimanche à Koweït, a menacé de se retirer si les pourparlers ne commençaient pas jeudi matin.
Les représentants des parrains du processus de paix, dont les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, sont alors...


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