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Iran : Rohani prend ses distances avec la police de moralité

Le président iranien, Hassan Rohani, a critiqué le fait que des milliers de policiers en civil soient chargés à Téhéran de signaler des jeunes femmes qui ne portent pas convenablement le foulard islamique ainsi que les automobilistes qui écoutent de la musique à fond dans leur véhicule.

Sept mille hommes et femmes ont entrepris lundi de signaler pareils cas dans les rues de la capitale. Le chef de la police a précisé que les agents n'étaient pas habilités à arrêter qui que ce soit et que leur rôle se bornait à signaler par SMS des violations au siège de la police.

Interrogé sur la "police de moralité", Hassan Rohani a estimé que le gouvernement ne devrait pas prendre de telles décisions, et il a assuré qu'il tiendrait sa promesse de protéger la liberté des personnes.

"Notre premier devoir consiste à respecter la dignité et la personnalité des gens. Dieu a accordé une dignité à tous les êtres humains(...)", a dit Rohani, cité mercredi par l'agence de presse iranienne Isna.

Les policiers iraniens font partie des forces armées et sont sous la supervision du guide suprême de la Révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, mais le gouvernement, au travers du ministère de l'Intérieur, a son mot à dire dans la définition des missions dévolues à la police.

Habituellement, la police de moralité est chargée d'interpeller des femmes dans la rue qui portent des vêtements de couleurs vives, un foulard trop discret ou mal ajusté, ou encore des femmes qui se maquillent et des hommes dont la coiffure ou les vêtements sont jugés "inacceptables". Cette branche de la police a fait fermer des salons de coiffure où l'on faisait des coupes à l'occidentale, ainsi que des cafés où les garçons et les filles n'observaient pas la loi islamique.

Hassan Rohani a été élu en 2013 principalement grâce aux voix des jeunes, et il désapprouve les règles islamiques les plus strictes. Nombre de jeunes espéraient que sa présidence s'accompagnerait d'un assouplissement des restrictions d'ordre culturel.


Le président iranien, Hassan Rohani, a critiqué le fait que des milliers de policiers en civil soient chargés à Téhéran de signaler des jeunes femmes qui ne portent pas convenablement le foulard islamique ainsi que les automobilistes qui écoutent de la musique à fond dans leur véhicule.
Sept mille hommes et femmes ont entrepris lundi de signaler pareils cas dans les rues de la...