Équateur
Le bilan du séisme s'alourdit à 413 morts
Près de trois jours après le puissant séisme qui a frappé l'Équateur, le bilan des victimes s'élève désormais à 413 morts, tandis que les secouristes poursuivent leurs efforts, parfois récompensés par la découverte de miraculés. Deux Canadiens figurent parmi les victimes, selon Toronto, et une missionnaire irlandaise de 33 ans a également trouvé la mort, d'après sa communauté religieuse. Le département d'État a annoncé le décès d'un Américain et le gouvernement colombien a comptabilisé sept ressortissants tués dans le tremblement de terre. « Des fonds ont déjà été débloqués : 300 millions de dollars pour les urgences, 150 millions pour la reconstruction », a expliqué le vice-président équatorien Jorge Glas. De son côté, l'UE a annoncé l'activation du mécanisme européen de protection civile pour aider l'Équateur et le secrétaire d'État américain, John Kerry, a offert le soutien des États-Unis.
Brésil
Rousseff affirme que sa destitution porterait préjudice à la « stabilité politique » du pays
La présidente brésilienne Dilma Rousseff a affirmé hier à Brasilia que sa destitution porterait préjudice à la « stabilité politique du Brésil », lors d'une conférence de presse réservée aux correspondants étrangers. « Elle n'apportera pas de stabilité politique au Brésil parce que c'est une rupture avec la base de la démocratie », le respect du suffrage universel, a déclaré l'impopulaire dirigeante de gauche. La procédure de destitution la visant a été approuvée dimanche par les députés, à une écrasante majorité de plus des deux tiers. « Ce à quoi nous assistons n'est pas un processus d'impeachment, mais une tentative d'élection indirecte provenant d'un groupe qui n'aurait pas les conditions de se faire élire » lors d'une élection présidentielle à la régulière, a affirmé Mme Rousseff. Elle se référait au vice-président Michel Temer, son ancien allié centriste devenu rival, crédité d'à peine 1 à 2 % d'intentions de vote en cas d'élection présidentielle au suffrage universel.

