Avec le déclin de la production, seuls 67,5 % des capacités d’acier mondiales ont été utilisées, contre 70,9 % en 2014, et l’UE évalue les surcapacités chinoises à 350 millions de tonnes. Kim Kyung-Hoon/Reuters
La Chine et les autres grands pays producteurs d'acier ne sont pas parvenus, lundi à Bruxelles, à s'entendre sur des mesures permettant de résoudre la crise traversée par ce secteur, faute de consensus sur les causes des surcapacités mondiales.
À l'issue de cette réunion entre ministres et représentants du commerce de plus de 30 pays, organisée par la Belgique et l'OCDE, les États-Unis ont pointé la Chine du doigt en l'invitant à réduire ses capacités de production sous peine de sanctions de la part des autres pays.
« À moins que la Chine ne commence à prendre en temps voulu des mesures concrètes pour réduire son excès de production et de capacités dans des industries comme la sidérurgie (...) les problèmes structurels fondamentaux du secteur demeureront et les gouvernements affectés, dont les États-Unis, n'auront d'autre choix que des mesures commerciales pour éviter des dommages contre leurs industries et leurs travailleurs », déclarent dans un communiqué la secrétaire américaine au Commerce, Penny Pritzker, et le représentant américain au Commerce, Michael Froman.
Un porte-parole du ministère chinois du Commerce a répliqué hier que la Chine avait fait « plus qu'assez » pour réduire ses capacités de production d'acier. Shen Danyang a jugé que le problème principal pour le marché mondial de l'acier résidait dans le manque de dynamisme de l'activité et de la demande.
L'OCDE estime que les capacités mondiales de production d'acier s'élevaient à 2,37 milliards de tonnes en 2015. Avec le déclin de la production, seuls 67,5 % de ces capacités ont été utilisés, contre 70,9 % en 2014, et l'UE évalue les surcapacités chinoises à 350 millions de tonnes.
(Source : Reuters)


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