Un groupe de 16 chrétiens irakiens ayant récemment renoncé à leur statut de réfugiés en République tchèque et tenté de se rendre en Allemagne, ont demandé mardi à être rapatriés dans leur pays, a annoncé le ministre tchèque de l'Intérieur, Milan Chovanec.
Interpellés jeudi à proximité de la frontière allemande, les membres de ce groupe ont d'abord demandé une nouvelle fois l'asile en République tchèque avant de décider de rentrer dans leur pays d'origine. Ils se trouvent actuellement dans un centre de détention, à Zastavka (est). "Ils se sont vraisemblablement rendu compte qu'ils seraient obligés de rester en République tchèque, la possibilité d'aller dans d'autres pays étant très limitée", a déclaré le ministre Chovanec.
Ces Irakiens sont venus en République tchèque dans le cadre d'un projet élaboré par la fondation locale "Generace 21" qui prévoyait d'accueillir quelque 150 Irakiens de confession chrétienne, du Kurdistan irakien et du Liban.
Le programme a été arrêté avant terme le 7 avril par le gouvernement tchèque, à la suite de la décision du nombre d'entre eux de renoncer à leur statut de réfugié et de demander l'asile en Allemagne.
"L'asile en République tchèque n'est pas un jeu, c'est une affaire sérieuse", a affirmé mardi M. Chovanec, à l'antenne de la télévision publique CT 24. "Si je fuyais un pays frappé par la guerre, je serais reconnaissant au pays qui m'apporterait une aide et je ne chercherais pas à le quitter quelque jours ou semaines plus tard", a-t-il aussi dit.
Au total 89 chrétiens irakiens ont été accueillis sur le sol tchèque avant l'arrêt du programme. Vingt-cinq d'entre eux ont déjà demandé l'asile en Allemagne et huit autres ont décidé de retourner dans leur pays d'origine, évoquant la nostalgie de la patrie.
Membre de l'UE depuis 2004, la République tchèque s'oppose à l'instauration d'un mécanisme durable de répartition des réfugiés venant dans l'UE.
Interpellés jeudi à proximité de la frontière allemande, les membres de ce groupe ont d'abord demandé une nouvelle fois l'asile en République tchèque avant de décider de rentrer dans leur pays d'origine. Ils se trouvent actuellement dans un centre de détention, à Zastavka (est). "Ils se sont vraisemblablement rendu compte qu'ils seraient obligés de rester en République tchèque, la possibilité d'aller dans d'autres pays étant très limitée", a déclaré le ministre Chovanec.
Ces Irakiens sont venus en République tchèque dans le cadre d'un projet...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine