« Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint près de 2,58 milliards d’euros (2,91 milliards de dollars) en 2015 », a rappelé le président Sissi. Khaled Desouki/AFP
Le président français François Hollande a assuré hier son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi de sa volonté de renforcer les relations économiques entre la France et l'Égypte, pays-clé dans la résolution des crises régionales, selon lui, en dépit de la répression visant toute opposition.
« Ce qui est en jeu, ce sont bien sûr les échanges, la croissance, le commerce, l'investissement, mais aussi la stabilité, la sécurité, le développement, non seulement de l'Égypte, mais de toute la région. C'est le sens que je veux donner à cette rencontre », a affirmé M. Hollande en inaugurant avec M. Sissi un forum d'entreprises au deuxième jour de sa première visite d'État en Égypte. « La France est le sixième investisseur étranger en Égypte » et « nous avons l'intention de gravir encore quelques marches », a ajouté le chef de l'État français, accompagné d'une trentaine de chefs d'entreprise.
Le président Sissi a de son côté fait valoir que son pays « œuvrait sérieusement pour instaurer un climat d'investissement attractif pour les entreprises étrangères ». Il a rappelé que « les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint près de 2,58 milliards d'euros (2,91 milliards de dollars) en 2015 » et souligné que la France était « l'un des dix pays qui investissent le plus en Égypte », à hauteur de 4,3 milliards d'euros (4,8 milliards de dollars).
(Pour mémoire : Des ONG dénoncent le "silence étourdissant" de Paris sur les droits humains en Egypte)
De multiples accords
Paris est l'un des principaux fournisseurs d'armes au régime de M. Sissi, qui lui a notamment acheté en 2015 24 avions de combat Rafale, une frégate multimissions, des missiles et les deux navires Mistral dont Paris avait annulé la vente à la Russie en raison de la crise ukrainienne.
Les deux chefs d'État ont déjà assisté dimanche à la signature de 18 contrats et protocoles d'ententes notamment dans les domaines de l'énergie et du transport. Un consortium emmené par Vinci et Bouygues a remporté l'extension d'une ligne du métro du Caire pour 1,2 milliard d'euros (1,35 milliard de dollars). Hier matin, le président français a visité ce chantier.
Sur un autre thème plus délicat, M. Hollande a fixé la ligne française dans le domaine des droits de l'homme devant un parterre de chefs d'entreprise français et égyptiens. Il avait déclaré dimanche devant un chef de l'État égyptien visiblement très contrarié que les droits de l'homme sont « aussi une façon de lutter contre le terrorisme ». « La France a toujours des principes, des règles, des valeurs », a indiqué hier le président français, soulignant toutefois l'importance d'assurer « la sécurité et le développement ». « C'est le sens de la relation que nous avons nouée avec l'Égypte », a-t-il ainsi affirmé. « L'Europe et le Moyen-Orient doivent travailler ensemble à la résolution des crises, c'est ce que font l'Égypte et la France », a soutenu M. Hollande.
M. Hollande va remettre à M. Sissi « une liste de 15 cas » de violations présumées des droits de l'homme, a indiqué l'entourage du président sans plus de précisions. Depuis que M. Sissi, alors chef de l'armée, a destitué et fait arrêter en juillet 2013 le président islamiste Mohammad Morsi, premier chef de l'État démocratiquement élu en Égypte, son régime réprime dans le sang toute manifestation de ses partisans mais emprisonne aussi des leaders de l'opposition laïque et libérale.
Pour mémoire
La France livrera ses deux navires Mistral à l'Egypte en juin et septembre


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Comment peut il faire ça? ????????? Il parle avec un dictateur, tortionnaire etc....et patati et patata. .. Je pensais qu'on ne traitait pas avec des dictateurs arabes !!! Wlek ya hollandouille. ....
11 h 19, le 19 avril 2016