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Nouveau sit-in à Bagdad dans un contexte de crise politique

Des centaines d'Irakiens ont entamé dimanche à Bagdad un nouveau sit-in pour réclamer la mise en place de réformes dans ce pays actuellement plongé dans une crise politique majeure et la guerre contre le groupe Etat islamique (EI).

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, sous pression de la rue, tente de remplacer le gouvernement actuel, composé de politiciens, par un cabinet de technocrates dont la mission serait de mener les réformes anticorruption adoptées en 2015.
Mais M. Abadi se heurte à la résistance de certains blocs politiques au Parlement, qui ne veulent pas perdre les avantages que leur offre le contrôle de portefeuilles ministériels et la distribution de postes et de financements qui en découle.

Un sit-in de deux semaines avait déjà eu lieu en mars devant la Zone verte de Bagdad, où se concentrent l'essentiel des institutions de l'Etat, à l'appel de l'influent chef chite Moqtada Sadr.
"Notre objectif est que soit mis fin au système des quotas politiques", qui implique le partage des principaux postes gouvernementaux entre les partis, a déclaré Mohammed Khayoun, un des participants au nouveau sit-in. "Nous demandons des réformes qui nous garantiront un meilleur avenir, ainsi qu'à nos enfants", a indiqué un autre manifestant, Imad Shaeet.
Ce rassemblement sur la place Tahrir a entraîné la fermeture d'axes de circulation dans le centre de la capitale et d'importants bouchons.

Les efforts du Premier ministre à changer le gouvernement sont actuellement bloqués au Parlement, où les blocs politiques ont voulu remplacer les candidats technocrates proposée par M. Abadi par les leurs, affiliés aux partis, et où des députés ont récemment voté la destitution du chef du président de la chambre Salim al-Joubouri.
La chambre, où des députés en sont venus aux mains, est partagée entre ceux qui veulent faire tomber Joubouri, proche du Premier ministre, et ceux qui jugent "inconstitutionnel" le vote sur sa destitution, affirmant que le quorum n'avait pas été atteint.
L'Onu et les Etats-Unis ont récemment exprimé leur inquiétude de voir les querelles politiques prendre le pas sur la lutte contre l'EI, qui contrôle des territoires à l'ouest et au nord de Bagdad.

Des centaines d'Irakiens ont entamé dimanche à Bagdad un nouveau sit-in pour réclamer la mise en place de réformes dans ce pays actuellement plongé dans une crise politique majeure et la guerre contre le groupe Etat islamique (EI).Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, sous pression de la rue, tente de remplacer le gouvernement actuel, composé de politiciens, par un cabinet de technocrates dont la mission serait de mener les réformes anticorruption adoptées en 2015.Mais M. Abadi se heurte à la résistance de certains blocs politiques au Parlement, qui ne veulent pas perdre les avantages que leur offre le contrôle de portefeuilles ministériels et la distribution de postes et de financements qui en découle.Un sit-in de deux semaines avait déjà eu lieu en mars devant la Zone verte de Bagdad, où se concentrent...