Le préfet de police de Paris a lancé samedi une mise en garde, après de nouvelles dégradations nocturnes et violences contre les forces de l'ordre en marge du mouvement "Nuit debout" qui ont entraîné une vingtaine d'arrestations.
Le préfet, Michel Cadot, a appelé "à leur responsabilité" les organisateurs de cette manifestation citoyenne inédite, qui se tient chaque nuit depuis le 31 mars sur la place de la République, où est érigé un mémorial aux victimes des attentats de 2015.
"Nous souhaitons préserver la liberté de rassemblement sur ce lieu particulier, emblématique qu'est la place de la République mais nous ne pouvons tolérer davantage (...) la prolongation d'incidents, de dégradations, de cortèges qui partent sur la voie publique sans autorisation au milieu de la nuit", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
M. Cadot s'est refusé à évoquer une éventuelle interdiction du mouvement, mais il a déploré la "répétition" de ces incidents "qui ne peuvent être acceptés" et se déroulent selon "toujours le même" scénario. "Je suis conduit à constater que le rassemblement Nuit debout permet finalement, parce qu'il n'est pas suffisamment organisé et contrôlé, des débordements en fin de nuit", a-t-il observé.
Alors que 3.000 personnes avaient rejoint vendredi soir la place de la République, "une centaine d'individus déterminés" ont rassemblé vers 01H30 (23H30 GMT) poubelles et autres panneaux de chantiers puis ont brûlé des palettes et des détritus, avant de jeter "à de nombreuses reprises" des projectiles (bouteilles, cannettes, pavés) sur les forces de l'ordre, selon la préfecture de police.
Celles-ci ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène puis ont repoussé "le groupe de casseurs", qui s'est dispersé dans le nord-est de Paris commettant "un certain nombre de dégradations". Deux agences bancaires et un chantier ont notamment été vandalisés.
Vingt-et-une personnes (bien 21) ont été interpellées pour "jets de projectiles, violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, recel de vol", a indiqué la préfecture. Quelques personnes parmi les manifestants ont été incommodées par les gaz lacrymogènes, alors que quatre policiers et gendarmes ont été blessés légèrement.
Depuis deux semaines, la place de la République, est l'épicentre du mouvement "Nuit debout", lancé au soir du 31 mars contre une réforme du droit du travail "et le monde qui va avec", qui a essaimé dans plus d'une cinquantaine de villes françaises.
Vendredi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait prévenu que les auteurs de violences en marge des manifestations seraient "inlassablement interpellés et poursuivis", après de nombreux incidents qu'il a qualifiés d'"intolérables". "151 policiers ont été blessés depuis le début de ces manifestations", avait-il alors indiqué.
Le préfet, Michel Cadot, a appelé "à leur responsabilité" les organisateurs de cette manifestation citoyenne inédite, qui se tient chaque nuit depuis le 31 mars sur la place de la République, où est érigé un mémorial aux victimes des attentats de 2015.
"Nous souhaitons préserver la liberté de rassemblement sur ce lieu particulier, emblématique qu'est la place de la République mais nous ne pouvons tolérer davantage (...) la prolongation d'incidents, de dégradations, de cortèges qui partent sur la voie publique sans autorisation au milieu de la nuit", a-t-il déclaré lors d'une...


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