Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Clinton et Sanders combatifs avant le duel de New York

Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont vivement apostrophés jeudi lors d'un nouveau débat télévisé, à quelques jours de l'importante primaire de l'Etat de New York.

Le ton inhabituellement vif de leurs échanges, sur des thèmes tels que la finance ou le contrôle des armes à feu, témoigne de l'intensité croissance de leur duel pour l'investiture démocrate en vue de la présidentielle de novembre, que l'ancienne secrétaire d'Etat continue toutefois à dominer.

"Si vous criez tous en même temps, les spectateurs ne vous entendront ni l'un ni l'autre", leur a lancé Wolf Blitzer, le journaliste de CNN chargé d'animer ce débat organisé au Navy Yard de Brooklyn. L'affrontement n'a toutefois pas donné lieu aux dérapages qui caractérisent la course à l'investiture républicaine.

Bernie Sanders, qui disait jusqu'ici douter des capacités de sa rivale à exercer la plus haute fonction exécutive, l'a cette fois jugée à la hauteur de la tâche, mais lui a reproché pêle-mêle ses liens avec le monde de la finance, son vote de 2003 en faveur du recours à la force en Irak et son engagement en faveur de la libéralisation des échanges mondiaux.

Barack Obama, a-t-elle répliqué, s'est lui aussi appuyé sur Wall Street pour financer sa campagne, ce qui ne l'a pas empêché de renforcer considérablement les règles qui régissent les marchés financiers.

Prié d'illustrer ses allégations concernant la supposée compromission d'Hillary Clinton avec le monde de la finance, Sanders a affirmé qu'elle était trop occupée à prononcer des discours chez Goldman Sachs pour s'en prendre aux grands établissements bancaires.

"Il ne peut citer aucun exemple parce qu'il n'y a pas d'exemples", s'est écriée l'intéressée, ajoutant qu'elle s'était opposée à certaines pratiques bancaires lorsqu'elle était sénatrice de New York.

L'ex-First Lady à quant à elle à nouveau reproché au sénateur du Vermont son vote en faveur d'un projet de loi destiné à mettre les fabricants d'armes à l'abri de poursuites criminelles, ce qui a fait rire l'intéressé. "Ce sujet ne prête pas à rire", l'a-t-elle mouché.

Selon la firme Brandwatch, qui a compté les coups sur les réseaux sociaux, les 173.000 réactions suscitées par Bernie Sanders ont été à 55% positives. Hillary Clinton en totalise 191.000, mais elles sont à 54% négatives. Les opinions négatives au sujet de la favorite du camp démocrate l'avaient déjà emporté lors de deux des trois précédents débats.

Son adversaire a remporté sept des huit dernières primaires, mais celle de mardi à New York, où Hillary Clinton sera à domicile, s'annonce plus difficile. Bernie Sanders va toutefois interrompre brièvement sa campagne vendredi pour se rendre au Vatican, où il doit s'exprimer dans le cadre d'une conférence sur l'économie mondiale et la justice sociale. Il sera de retour dimanche.

Pour l'heure, Clinton compte 251 délégués de plus que lui et cette avance passe à 700 si on ajoute les "superdélégués", les membres de la direction du Parti qui sont libres de leur choix.

Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont vivement apostrophés jeudi lors d'un nouveau débat télévisé, à quelques jours de l'importante primaire de l'Etat de New York.
Le ton inhabituellement vif de leurs échanges, sur des thèmes tels que la finance ou le contrôle des armes à feu, témoigne de l'intensité croissance de leur duel pour l'investiture démocrate en vue de la présidentielle de novembre, que l'ancienne secrétaire d'Etat continue toutefois à dominer.
"Si vous criez tous en même temps, les spectateurs ne vous entendront ni l'un ni l'autre", leur a lancé Wolf Blitzer, le journaliste de CNN chargé d'animer ce débat organisé au Navy Yard de Brooklyn. L'affrontement n'a toutefois pas donné lieu aux dérapages qui caractérisent la course à l'investiture républicaine.
Bernie Sanders, qui disait jusqu'ici...