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Économie - Diplomatie Économique

L'Italie veut redevenir le premier partenaire de l’Iran

L’ayatollah Ali Khamenei, qui a reçu M. Renzi, s’est déclaré favorable « au développement des relations avec l’Italie en particulier dans le domaine économique ». HO/Khamenei.ir/AFP

Le président du Conseil italien Matteo Renzi a entamé hier une visite à Téhéran, la première d'un grand dirigeant occidental depuis l'accord nucléaire de 2015, pour affirmer la volonté de l'Italie de redevenir un partenaire majeur de l'Iran. M. Renzi, accompagné d'une importante délégation de 250 personnes, hommes d'affaires et politiques, a été reçu avec les honneurs dus à son rang par le président Hassan Rohani.
Il a salué « l'amitié traditionnelle » entre l'Italie et l'Iran, après la signature de sept protocoles d'accord dans les domaines du tourisme, des énergies renouvelables, des chemins de fer et des infrastructures aéroportuaires. Un peu plus tard, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a reçu M. Renzi, s'est déclaré favorable « au développement des relations avec l'Italie en particulier dans le domaine économique ». Il a toutefois affirmé que « certains gouvernements et sociétés européens viennent en Iran et négocient mais les résultats de ces discussions ne sont pas tangibles », selon l'agence Irna.

 

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Un accord pour la construction de deux lignes ferroviaires à grande vitesse entre Téhéran et Hamedan et Qom et Arak a en outre été signé par les dirigeants de Ferrovie dello stato italiane (FS, société italienne des chemins de fer) et ceux de la compagnie nationale iranienne RAI, a annoncé FS à Rome. L'accord prévoit la formation du personnel iranien.
« L'Italie a une place particulière auprès des Iraniens et ses sociétés, son industrie y sont appréciées », a pour sa part affirmé le président Rohani. Il a dit avoir apprécié que « durant la période des sanctions, sa position ait été plus modérée » que celle d'autres pays de l'Union européenne (UE). « L'Italie est à l'avant-garde parmi les pays de l'UE pour développer ses relations avec l'Iran », selon lui.
La venue à Téhéran de Matteo Renzi, qui doit s'achever aujourd'hui, intervient après la visite fin janvier à Rome du président Rohani. Il s'agissait alors de son premier déplacement dans un pays de l'UE depuis la levée des sanctions à la mi-janvier, consécutive à l'accord sur le nucléaire.


Avant l'imposition des sanctions, l'Italie, qui ne faisait pas partie des pays ayant négocié l'accord nucléaire, était le premier partenaire économique et commercial de l'Iran, et Rome entend bien retrouver cette place. Les échanges entre l'Italie et l'Iran s'élevaient alors à sept milliards d'euros (8 milliards de dollars) par an, mais se sont effondrés à 1,6 milliard (1,8 milliard de dollars) depuis.
Fin janvier, Iraniens et Italiens avaient signé à Rome des contrats commerciaux d'une valeur totale évaluée à 17 milliards d'euros (19,4 milliards de dollars), en particulier dans les domaines de l'exploitation pétrolière, de la construction navale et des transports. « C'est seulement le début », avait alors déclaré M. Renzi.

 

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