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Hommage à Habib Salamé

À mon très cher mari Habib
Qui mieux que moi peut exprimer ta personnalité, ton génie, ton idéalisme, ta culture... Une amie m'a dit l'autre jour « Tu as eu la chance d'avoir vécu avec un génie. » Génie, je le pressentais à l'âge de 18 ans quand je l'ai croisé à l'Institut culturel italien, où moi je faisais la peinture et lui apprenait l'italien pour réaliser son rêve : faire l'architecture à Rome. L'architecture ? Mais tu es né architecte. Quand en 1969 tu as gagné le concours de l'École d'ingénieurs (l'Esib), à Mar Roukoz, tu m'as emmenée sur le terrain et là tu m'as dit « Je la vois déjà ! » Visionnaire de surcroît. Dans ton architecture, devant ton ordinateur, tu étais tel un cheval galopant et indomptable, courant entre les universités, les hôpitaux, la restauration des églises et des anciennes demeures, les centres balnéaires... Passionné par ton travail, que de pipes, que de portables tu as cassé au chantier face aux erreurs d'exécution de tes plans et cela pour ne pas blesser par la parole. Pour cette architecture tu as passé 8 ans à Rome, et moi comme Pénélope je t'ai attendu. Nous voilà unis depuis 1968. Tu m'as fait trois beaux enfants, Fady, Talal et Samar, où chacun a brillé selon ses aspirations grâce à Dieu et à ton grand soutien. Avec notre petit-fils Habib-Sacha, ils sont ta fierté et ta plus grande réalisation. Ton départ est comme un pilier qui s'est effondré.
Je souffre énormément de ton absence et je ne sais comment gérer le restant de ma vie sans toi.
Ta femme Naamate qui t'as beaucoup aimé et qui t'aimera toujours.

Ta Nouna

À mon très cher mari HabibQui mieux que moi peut exprimer ta personnalité, ton génie, ton idéalisme, ta culture... Une amie m'a dit l'autre jour « Tu as eu la chance d'avoir vécu avec un génie. » Génie, je le pressentais à l'âge de 18 ans quand je l'ai croisé à l'Institut culturel italien, où moi je faisais la peinture et lui apprenait l'italien pour réaliser son rêve : faire l'architecture à Rome. L'architecture ? Mais tu es né architecte. Quand en 1969 tu as gagné le concours de l'École d'ingénieurs (l'Esib), à Mar Roukoz, tu m'as emmenée sur le terrain et là tu m'as dit « Je la vois déjà ! » Visionnaire de surcroît. Dans ton architecture, devant ton ordinateur, tu étais tel un cheval galopant et indomptable, courant entre les universités, les hôpitaux, la restauration des églises et des anciennes...