L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont mutuellement accusés samedi d'être responsables des bombardements sur leurs territoires respectifs en violation de l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis une journée, après plusieurs jours d'affrontements sur la question du Nagorny-Karabakh.
Aucun affrontement n'a été signalé samedi matin par l'un ou l'autre depuis un échange de tirs au cours de la nuit de vendredi à samedi entre les deux voisins. Malgré un cessez-le-feu négocié par Moscou en vigueur depuis jeudi après plusieurs jours de combats meurtriers les plus graves depuis 1990, les affrontements ont continué: deux personnes ont été tuées vendredi.
Le ministre arménien de la Défense Seyran Ohanian a accusé l'Azerbaïdjan d'être à l'origine de 16 tirs "y compris de gros calibre" sur la frontière dans la région nord de Tavush, ajoutant toutefois que les tirs avaient baissé en intensité . Les corps de deux autres personnes ont été retrouvés le long de la ligne de contact entre l'Azerbaïjan et la région contestée du Nagorny-Karabakh, portant à au moins 92 le nombre des morts depuis le début des derniers combats.
Bakou a de son côté accusé l'Arménie d'avoir utilisé des mortiers de 60 mm ainsi que d'autres armes pour "violer le cessez-le-feu 120 fois" en tirant pendant la nuit sur les positions azerbaïjanaises dans les régions du nord de Gazakh, Tovuz et Agstafa, entre autres.
Les autorités séparatistes du Nagorny-Karabakh, soutenues par l'Arménie, ont à leur tour accusé l'Azerbaïjan de bombarder ses positions dans la région contestée. Au moins 90 personnes, civils et militaires dans les deux camps, ont été tuées depuis la reprise des hostilités au Nagorny-Karabakh dans la nuit de vendredi à samedi, selon le comptage de l'AFP basé sur les bilans officiels annoncés par les belligérants.
Il s'agit des pires violences depuis le cessez-le-feu conclu en 1994, après une guerre qui a fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement des Azerbaïdjanais.
Les échanges de tirs le long de la ligne de contact avec le Nagorny-Karabakh ainsi que sur la frontière entre Azerbaïjan et l'Arménie durent depuis des années, en dépit des appels internationaux à Bakou et Erevan à mettre fin aux violences et à trouver une issue diplomatique à ce conflit prolongé.
Aucun affrontement n'a été signalé samedi matin par l'un ou l'autre depuis un échange de tirs au cours de la nuit de vendredi à samedi entre les deux voisins. Malgré un cessez-le-feu négocié par Moscou en vigueur depuis jeudi après plusieurs jours de combats meurtriers les plus graves depuis 1990, les affrontements ont continué: deux personnes ont été tuées vendredi.
Le ministre arménien de la Défense Seyran Ohanian a accusé l'Azerbaïdjan d'être à l'origine de 16 tirs "y compris de gros calibre" sur la frontière dans la région nord...


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