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Singapour : une députée parle de "bombes à retardement" à propos d'immigrés, puis s'excuse

Une députée de Singapour s'est excusée vendredi d'avoir qualifié des rassemblements de travailleurs étrangers d'Asie du Sud-Est de "bombes à retardement", après le tollé provoqué par ces propos visant la communauté indienne.

S'exprimant mercredi devant le Parlement de l'archipel d'Asie du Sud-Est, Denise Phua avait proposé des mesures pour éviter une éventuelle répétition des émeutes survenues en 2013 après la mort d'un Indien écrasé par un bus dans le quartier de Little India, dans les pires affrontements à Singapour en 40 ans.
Au cours d'une récente visite dans ce quartier, la députée avait indiqué avoir remarqué que des attroupements s'y formaient de nouveau comme c'était le cas avant les émeutes.

"Des rassemblements de cette ampleur sont des bombes à retardement, et des troubles à l'ordre public sont en attente de se produire. Il est important de ne pas quitter des yeux ce problème si nous ne voulons pas que l'histoire de répète", avait déclaré Denis Phua.
La députée avait proposé que "des espaces publics tels des terrains de jeux et des aires communes d'immeubles soient séparées par des clôtures, de manière à ce que les jeunes et les vieux s'habituent aux espaces qui leur sont réservés".

Après le tollé provoqué par ses propos qui ont entraîné de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, Denis Phua s'est excusée dans un message sur son compte Facebook: "Je n'avais pas l'intention porter atteinte à un groupe spécifique. Je n'aurais pas dû utiliser le terme +bombes à retardement+ pour des rassemblements de grande ampleur", a-t-elle écrit.
"Personnellement, je m'entends très bien avec le personnel de nettoyage étranger de ma circonscription. A eux et aux autres travailleurs étrangers dans notre pays, merci pour votre aide, et veuillez m'excuser si je vous ai inquiété", a-t-elle ajouté.

Une députée de Singapour s'est excusée vendredi d'avoir qualifié des rassemblements de travailleurs étrangers d'Asie du Sud-Est de "bombes à retardement", après le tollé provoqué par ces propos visant la communauté indienne.S'exprimant mercredi devant le Parlement de l'archipel d'Asie du Sud-Est, Denise Phua avait proposé des mesures pour éviter une éventuelle répétition des émeutes survenues en 2013 après la mort d'un Indien écrasé par un bus dans le quartier de Little India, dans les pires affrontements à Singapour en 40 ans.Au cours d'une récente visite dans ce quartier, la députée avait indiqué avoir remarqué que des attroupements s'y formaient de nouveau comme c'était le cas avant les émeutes."Des rassemblements de cette ampleur sont des bombes à retardement, et des troubles à l'ordre public sont en...