Vladimir Poutine a nié hier tout « élément de corruption » incriminant son cercle rapproché dans le scandale des Panama Papers, accusant les États-Unis d'être derrière cette vaste enquête journalistique qui lève le voile sur un système d'évasion fiscale impliquant de hauts responsables politiques et économiques dans le monde entier. « Quel élément de corruption ? Il n'y en a aucun », a déclaré le chef de l'État russe. « Ils ont passé au peigne fin ces paradis fiscaux, mais votre humble serviteur n'y figurait pas (...). Alors, qu'est-ce qu'ils ont fait ? » a demandé M. Poutine, qui s'exprimait publiquement pour la première fois sur le sujet. « Ils ont trouvé certaines de mes connaissances et certains de mes amis » et suggéré que leurs activités « avaient un élément de corruption », a-t-il poursuivi. « WikiLeaks nous a montré que des responsables et des institutions américains étaient derrière » cette enquête, a ajouté M. Poutine, se référant à un message de l'organisation sur Twitter accusant les auteurs des Panama Papers d'être financés par l'agence américaine USAid et la fondation du milliardaire George Soros. « L'attaque contre Poutine a été produite par l'OCCRP (Organized Crime and Corruption Reporting Project), un organisme qui cible la Russie et les anciennes républiques soviétiques, et qui est financé par l'USAid et George Soros », écrit ainsi WikiLeaks. Les informations sur le financement de l'OCCRP ont été confirmées par Le Monde, qui cite en outre d'autres organismes comme le département d'État américain et la Suisse.
Moyen Orient et Monde
Pour WikiLeaks, l’attaque contre Poutine vient des États-Unis
OLJ / le 08 avril 2016 à 00h00

