« Je lance un appel aux pays de l’OCDE pour qu’ils reviennent à la table des négociations, que nous cherchions un accord(...) », a déclaré mercredi soir le président panaméen Juan Carlos Varela. Rodrigo Arangua/AFP
Dimanche, une fuite massive de documents, révélée par plus de 100 journaux à travers la planète et coordonnée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), a mis à jour des avoirs dans des paradis fiscaux de 140 responsables politiques, de stars du football ou de célébrités. Récapitulatif de certains des derniers faits marquants.
Au Panama
La pression internationale croissante provoquée par les flots de révélations des « Panama papers » a poussé le président panaméen à afficher sa volonté de négocier pour tenter de restaurer l'image du pays. « Je lance un appel aux pays de l'OCDE pour qu'ils reviennent à la table des négociations, que nous cherchions un accord et qu'on n'utilise pas le contexte actuel pour écorner l'image du Panama, parce que cela, nous n'allons pas l'accepter », a déclaré mercredi soir le président Juan Carlos Varela. Le Panama est notamment critiqué pour son refus d'appliquer un nouveau standard quasi mondial : l'échange automatique d'informations fiscales entre pays, mis récemment en place sous l'impulsion de l'OCDE, l'institution qui pilote ce dossier. « S'il y a des améliorations dans la manière dont ces mécanismes sont appliqués, je suis prêt à les appliquer », a déclaré le président.
En Chine
Un tiers des sociétés-écrans établies par le cabinet au cœur des « Panama papers » l'étaient à l'initiative de ses bureaux en Chine, a-t-on appris hier sur fond de nouvelles révélations, les paradis fiscaux attirant l'élite d'un régime communiste miné par la corruption et les fuites de capitaux. Des détails supplémentaires fournis par l'ICIJ confirmaient hier l'ampleur spectaculaire de la demande chinoise dans les activités du cabinet d'avocats Mossack Fonseca. Ce sont ainsi plus de 16 300 sociétés offshore qui ont été enregistrées par le cabinet panaméen pour le compte des clients de ses huit bureaux basés en Chine continentale et à Hong Kong, soit 29 % du total des sociétés qu'il a établies à travers le monde.
En Europe
En France, le régulateur des banques a demandé aux institutions financières des informations « complémentaires » concernant leurs activités dans les paradis fiscaux, après la mise en cause de Société Générale. « Bien sûr, toutes ces informations ont été immédiatement prises en compte et nous avons demandé aux banques françaises de faire un reporting complémentaire de leurs activités dans les pays considérés comme des paradis fiscaux », a déclaré hier à l'AFP un porte-parole de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).
En Suisse, où des filiales des deux premières banques du pays, UBS et Crédit Suisse, ont été impliquées, l'autorité de tutelle des banques a déclaré hier que les institutions financières devaient s'attaquer au blanchiment d'argent. Dans le même temps, le parquet de Genève annonçait avoir ouvert une enquête sur les implications des « Panama papers ». « Le risque de blanchiment d'argent en Suisse s'est accru et les banques devraient lutter encore plus fermement contre le blanchiment », a déclaré le directeur de la Finma, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, Mark Branson, lors de la conférence de presse annuelle de l'institution à Berne.
Au Royaume-Uni, le gendarme financier du pays a demandé aux banques de se pencher sur leurs rapports avec Mossack Fonseca, d'ici au 15 avril. « Elles devront pouvoir nous répondre à ce sujet » après cette date, a confirmé hier à l'AFP un porte-parole de la Financial Conduct Authority (FCA). Le Financial Times a publié des extraits de cette lettre, datée du 4 avril et envoyée à 20 institutions financières actives au Royaume-Uni : « Au-delà du 15 avril, nous demanderons des explications sur toute question ou relation importante identifiée puis une réponse complète, détaillée, lorsque votre enquête sera bouclée. »
(« OLJ » avec AFP)
Au PanamaLa pression internationale croissante provoquée par les flots de révélations des « Panama papers » a poussé le président panaméen à afficher sa volonté de négocier pour tenter de restaurer l'image du pays. « Je lance un appel aux pays de l'OCDE pour qu'ils reviennent à la table des négociations, que nous cherchions un accord et qu'on n'utilise pas le contexte actuel pour écorner l'image du Panama, parce que cela, nous n'allons pas l'accepter »,...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine