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Dernières Infos - Liban

Réseau de prostitution : Des personnes influentes tentent de modifier la déposition du gynécologue, accuse Bou Faour

Le ministre de la Santé Waël Bou Faour a révélé mercredi que "certaines personnes influentes tentent de modifier la déposition du gynécologue" impliqué dans le réseau de prostitution démantelé jeudi dernier. 

"C'est un criminel et nous sommes tristes de voir que l'Ordre des médecins prend sa défense, a déclaré M. Bou Faour. Certaines personnes influentes tentent de modifier sa déposition mais les mesures adéquates ont été prises".

Mardi matin, le ministère a annoncé avoir retiré au gynécologue R. A. et à une infirmière, également impliquée, le droit d'exercer. Avec l'aide de l'infirmière, le gynécologue aurait pratiqué plus de 200 avortements sur les esclaves sexuelles victimes d'un réseau, considéré comme le plus important au Liban depuis 2011. Non moins de 75 jeunes femmes, pour la plupart syriennes, avaient été libérées dans le cadre d'une opération de police.

Le ministre de la Santé a souligné que le médecin "a admis son crime". Il a également indiqué que sa clinique a été mise sous scellé et que son permis d'exercer lui a été retiré. "Nous ne ferons pas marche arrière et que celui qui est contre cette décision porte plainte contre le ministère devant le Conseil d’État", a lancé M. Bou Faour.

Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a dans ce contexte rendu public une note administrative sur base de laquelle il suspend le médecin en question de ses fonctions d'inspecteur au sein du ministère.

M. Bou Faour a par ailleurs indiqué qu'il était nécessaire d'ouvrir une enquête concernant l'implication des forces de sécurité dans le dossier et ce suite aux déclarations du chef du parti socialiste progressiste Walid Joumblatt.

M.Joumblatt a affirmé mardi que le réseau de prostitution est en place "depuis plusieurs années, avec la complicité de hauts responsables au sein de la police des mœurs". "C'est un officier à la conscience libre qui a découvert ce réseau par accident", a-t-il expliqué.

Le ministre de la Santé Waël Bou Faour a révélé mercredi que "certaines personnes influentes tentent de modifier la déposition du gynécologue" impliqué dans le réseau de prostitution démantelé jeudi dernier. 
"C'est un criminel et nous sommes tristes de voir que l'Ordre des médecins prend sa défense, a déclaré M. Bou Faour. Certaines personnes influentes tentent de modifier sa déposition mais les mesures adéquates ont été prises".
Mardi matin, le ministère a annoncé avoir retiré au gynécologue R. A. et à une infirmière, également impliquée, le droit d'exercer. Avec l'aide de l'infirmière, le gynécologue aurait pratiqué plus de 200 avortements sur les esclaves sexuelles victimes d'un réseau, considéré comme le plus important au Liban depuis 2011. Non moins de 75 jeunes femmes, pour la plupart syriennes,...