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Le chef du gouvernement de Hong Kong rejette les appels à l'indépendance

Le chef du gouvernement de Hong Kong s'est élevé mardi contre les appels croissants à l'indépendance envers la Chine, en particulier parmi les jeunes militants, jugeant inutile toute discussion sur le sujet.

De plus en plus d'habitants de l'ancienne colonie britannique revenue dans le giron de la Chine en 1997 craignent un durcissement de la mainmise de Pékin et ont le sentiment que les libertés dans la région administration spéciale s'érodent.

Depuis l'échec du mouvement pacifique en faveur de la démocratie de l'automne 2014, une mouvance politique dite "localiste" est apparue. Son mot d'ordre -protéger l'identité de Hong Kong face à l'influence de la Chine- n'est pas nouveau. Mais les localistes vont plus loin, ils revendiquent l'autonomie, voire l'indépendance.

La semaine dernière a été créé le Parti national de Hong Kong (PNHK), formation résolument indépendantiste, qui ne comprend qu'entre 30 et 50 membres, des étudiants et ou de jeunes actifs. Lors de législatives partielles récentes, un localiste a recueilli plus de 60.000 voix.

"Il y a des gens dans la société, y compris des jeunes, qui ont soulevé la question de savoir si les intérêts de Hong Kong étaient influencés et même érodés par le continent", a déclaré Leung chun-ying à la presse.
"En fait, depuis l'arrivée au pouvoir de ce gouvernement, nous avons voulu mettre Hong Kong d'abord". Le chef du gouvernement a cité en exemple l'interdiction faite aux femmes du continent d'accoucher à Hong Kong ou une taxe spéciale sur la propriété imposée aux acheteurs étrangers. "Nous n'avons pas besoin d'arriver au point de nous demander si nous avons besoin de l'indépendance pour préserver les intérêts du peuple de Hong Kong", a-t-il ajouté.

M. Leung ne s'est pas exprimé sur la liberté d'expression ou les réformes politiques, questions essentielles pour les militants prodémocratie. Le gouvernement avait prévenu la semaine dernière qu'il allait "agir" contre le PNHK, l'accusant d'être contraire à la Constitution.
Il n'avait cependant pas précisé la manière dont il comptait s'y prendre et M. Leung est resté évasif mardi sur le sujet.

Le nouveau parti a expliqué qu'il n'avait pas obtenu l'autorisation de s'enregistrer légalement, ce qui rend problématique le fait de présenter des candidats aux élections. La Chine a également dénoncé cette formation, faisant état de son "opposition résolue" aux appels à l'indépendance.

Selon la déclaration sino-britannique de 1984, le retour de Hong Kong dans le giron chinois s'est fait en échange d'une "large autonomie" et le territoire jouit théoriquement jusqu'en 2047 de libertés inconnues ailleurs en Chine. Mais diverses affaires, dont celle de la "disparition" récente de libraires hongkongais, ont semé le trouble dans l'ex-colonie.
Quatre d'entre eux font l'objet d'une enquête pénale en Chine tandis que le cinquième fait des allées et venues entre Hong Kong et le continent où il dit qu'il "aide" aux investigations.

Le chef du gouvernement de Hong Kong s'est élevé mardi contre les appels croissants à l'indépendance envers la Chine, en particulier parmi les jeunes militants, jugeant inutile toute discussion sur le sujet.De plus en plus d'habitants de l'ancienne colonie britannique revenue dans le giron de la Chine en 1997 craignent un durcissement de la mainmise de Pékin et ont le sentiment que les libertés dans la région administration spéciale s'érodent.Depuis l'échec du mouvement pacifique en faveur de la démocratie de l'automne 2014, une mouvance politique dite "localiste" est apparue. Son mot d'ordre -protéger l'identité de Hong Kong face à l'influence de la Chine- n'est pas nouveau. Mais les localistes vont plus loin, ils revendiquent l'autonomie, voire l'indépendance.La semaine dernière a été créé le Parti national de Hong...