Début mars, la directrice générale du FMI Christine Lagarde avait souligné que Chypre avait désormais de nouveau accès au marché international de la dette. Yiannis Kourtoglou/AFP
Chypre a mis fin hier au plan international de sauvetage de son économie sans avoir besoin des derniers 2,7 milliards d'euros (3,05 milliards de dollars) de ce mécanisme de prêts mis en place en 2013 lors d'une grave crise financière.
En mars 2013, alors que son secteur bancaire était au bord de l'effondrement, ce petit pays de l'Union européenne avait dû négocier un prêt de 10 milliards d'euros (11,3 milliards de dollars) auprès de l'UE et du Fonds monétaire international (FMI) pour éviter la faillite, en échange de mesures d'austérité draconiennes. Le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis, notamment chargé de l'euro, a félicité les autorités chypriotes pour « avoir fait ce qu'il fallait pour guérir l'économie ».
Ce pays de la zone euro situé en Méditerranée orientale est sorti de la récession en 2015, après avoir connu 14 trimestres d'affilée de contraction de son PIB, et a enregistré l'an dernier sa plus forte croissance depuis sept ans, à 1,6 %. Ce rebond est notamment dû au bon comportement de son secteur touristique, qui représente 12 % du PIB et a engrangé ses plus fortes recettes depuis 14 ans, à 2,11 milliards d'euros (2,4 milliards de dollars).
Chypre remboursera les 6,3 milliards d'euros (7,1 milliards de dollars) de prêts qu'elle a obtenus du Mécanisme européen de stabilité (MES) d'ici à 2031. L'économie chypriote a également bénéficié d'un prêt d'environ un milliard d'euros (1,13 milliard de dollars) de la part du FMI.
Le patron du MES, Klaus Regling, a qualifié Chypre de « dernière réussite en date de la zone euro » après les plans européens dont ont bénéficié l'Irlande, l'Espagne et le Portugal. Mais « la fin du programme (de sauvetage) ne marque par la fin des réformes à Chypre », a prévenu le chef du fonds de soutien de la zone euro. « D'autres efforts sont nécessaires pour réduire le nombre des créances douteuses, réformer le marché du travail et maintenir la discipline fiscale. »
Début mars, la directrice générale du FMI Christine Lagarde avait félicité « le peuple et le gouvernement de Chypre pour leur succès », soulignant que ce pays avait désormais de nouveau accès au marché international de la dette.
(Source : AFP)


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