Pepe (Portugal) et Romelu Lukaku (Belgique) en pleine action lors d’un match chargé en émotions. Rafael Marchante/Reuters
La défaite amicale de la Belgique au Portugal (2-1), mardi, sera vite oubliée : c'était d'abord une soirée d'hommage aux victimes, une semaine après les attentats de Bruxelles qui ont fait 32 morts, tandis que les Bleus ont célébré leur retour au Stade de France face à la Russie (4-2) et que l'Allemagne a corrigé l'Italie (4-1).
Clameur puis minute de silence, la soirée était pleine d'émotion à Leiria, dans le centre du Portugal, où la rencontre avait été délocalisée après les attentats de Bruxelles. Pendant l'échauffement, les Diables rouges avaient revêtu un maillot spécial, où l'on pouvait lire en anglais : « En mémoire de toutes les victimes de Bruxelles 22/03/2016 ». Le score 2-1, avec des buts de Nani et la 56e réalisation de Cristiano Ronaldo en sélection côté portugais, avant la réduction du score par Lukaku, restera donc anecdotique. Les Diables rouges n'avaient guère la tête au football. L'émotion, il y en avait aussi au Stade de France, où les Bleus faisaient leur retour après le France-Allemagne du 13 novembre et des 130 victimes de Paris et de Saint-Denis. Gignac a marqué, mais aussi le jeune Kingsley Coman, le nouveau venu Ngolo Kanté et le revenant Dimitri Payet. Les deux buts russes rappellent, en revanche, qu'il reste beaucoup de travail à l'équipe de France en défense...
Les champions du monde allemands ont eux aussi inscrit quatre buts et se sont rassurés après la déconvenue contre l'Angleterre, il y a trois jours à Berlin (3-2). À Munich, ils ont tout simplement surclassé l'Italie (4-1), un adversaire qu'ils n'avaient plus battu depuis... 21 ans ! Ils retrouvent de l'allant après trois défaites lors de leurs quatre dernières rencontres.
Les Anglais, qui avaient offert une jolie prestation en Allemagne, se sont inclinés face aux Pays-Bas (2-1), malgré un nouveau but de Jamie Vardy. À Stockholm, Ibrahimovic n'a rien pu faire : les Suédois ont été tenus en échec par la République tchèque (1-1). La Suisse, elle, est toujours en souffrance. Déjà battue par l'Éire vendredi dernier (1-0) et privée de son maître à jouer Shaqiri, elle s'est encore inclinée, cette fois face à la Bosnie (2-0).
(Source : AFP)
Les résultats
Allemagne-Italie 4-1
France-Russie 4-2
Angleterre-Pays-Bas 1-2
Éire-Slovaquie 2-2
Suisse-Bosnie 0-2
Autriche-Turquie 1-2
Portugal-Belgique 2-1
Grèce-Islande 2-3
Luxembourg-Albanie 0-2
Suède-République tchèque 1-1.
Infantino : Le terrorisme est une « préoccupation » pour la Fifa
Le nouveau président de la Fifa, Gianni Infantino, a affirmé que le terrorisme était une source d'inquiétude et de « préoccupation » pour l'instance mondiale du football, mardi à Montevideo, dans le cadre de sa tournée en Amérique du Sud. « Bien sûr que le terrorisme est une préoccupation », a-t-il déclaré. « Nous voulons organiser (des rencontres de) football sans parler de politique, sans parler de violence, sans parler de religion, et apporter un peu de vie aux gens, leur permettre de se changer les idées », a ajouté le président de la Fifa. « Nous n'avons pas l'ambition de résoudre les problèmes de la planète, mais d'organiser des fêtes autour du football », a poursuivi Gianni Infantino. Le patron du football mondial, qui a succédé le 26 février à Sepp Blatter, clôturera aujourd'hui sa tournée en Amérique du Sud, une région dont les instances ont été décimées par le scandale de corruption à la Fifa. Il a assisté mardi soir à la rencontre Uruguay-Pérou, disputée dans le cadre des qualifications pour le Mondial 2018.

