Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a défendu vendredi la Belgique et ses alliés européens, accusés depuis les attentats de Bruxelles de laxisme dans la lutte antiterroriste.
Le Parlement belge a décidé de mettre sur pied une commission d'enquête parlementaire, aux pouvoirs étendus, pour faire la lumière sur d'éventuels ratés dans les enquêtes liées au terrorisme. Les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Jan Jambon et Koen Geens, ont notamment reconnu "des erreurs" dans le suivi d'un des suspects, intercepté puis expulsé par la Turquie l'été dernier. Ils ont offert jeudi leur démission, qui a été refusée par le Premier ministres Charles Michel.
En visite dans la capitale belge pour marquer la solidarité des Etats-Unis après les attentats qui ont fait au moins 31 morts, dont deux Américains, M. Kerry mis en garde contre d'autres attentats du groupe Etat islamique (EI), à mesure que la pression s'accroit sur l'organisation jihadiste dans les territoires qu'elle occupe en Syrie et en Irak.
Mais il a insisté sur le travail fait par M. Michel et la coopération étroite des autorités belges avec les agences américaines pour empêcher des projets d'attentats et démanteler les réseaux de jihadistes de retour de Syrie.
"Ce gouvernement est au pouvoir depuis un an et il a agi de manière très forte contre le terrorisme", a assuré M. Kerry, en qualifiant les critiques de "frénétiques et inapproriées".
Une équipe américaine spécialisée la lutte contre "les combattants étrangers" s'était rendue en Belgique en février dernier pour rencontrer les autorités locales et une demi-douzaine de missions de coopération antiterroriste ont été programmées dans les semaines à venir, avant même les attentats de mardi à Bruxelles.
"Ils (les Belges) ont demandé et accepté dix ou onze agents du FBI qui travaillent dessus en ce moment", a précisé M. Kerry.
M. Kerry a souligné que les agences américaines chargées du contre-terrorisme continueraient à collaborer avec les autorités en Europe pour améliorer les échanges de renseignement sur le continent.
Brett McGurk, représentant du président Obama au sein des coalitions antiterroristes, a dit avoir constaté "de grandes avancées" depuis la formation du gouvernement belge en octobre 2014. "Il y a eu plus de 160 condamnations liées au terrorisme ici (en Belgique) l'an dernier", a-t-il souligné.
Le Parlement belge a décidé de mettre sur pied une commission d'enquête parlementaire, aux pouvoirs étendus, pour faire la lumière sur d'éventuels ratés dans les enquêtes liées au terrorisme. Les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Jan Jambon et Koen Geens, ont notamment reconnu "des erreurs" dans le suivi d'un des suspects, intercepté puis expulsé par la Turquie l'été dernier. Ils ont offert jeudi leur démission, qui a été refusée par le Premier ministres Charles Michel.
En visite dans la capitale belge pour marquer la solidarité des Etats-Unis après les attentats qui ont fait au moins 31 morts, dont deux Américains,...


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