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Un journal chinois loue un homme accusé d'espionnage aux Etats-Unis

L'espionnage d'entreprises aux États-Unis est un "service rendu" à la Chine, a estimé vendredi un média d'Etat, louant et défendant un ressortissant chinois accusé du piratage de données sensibles de sociétés liées à l'armée américaine.

Su Bin, 50 ans, a plaidé coupable mercredi d'être rentré illégalement dans le système informatique du géant Boeing et d'autres sous-traitants afin de voler des fichiers techniques concernant des avions de chasse et de transport, a indiqué le ministère américain de la Justice.

L'homme, de nationalité chinoise, aurait cherché à obtenir des documents sensibles sur les chasseurs F-22 et F-35 et sur le transporteur C-17, au profit de "bénéficiaires finaux" non identifiés par le ministère.

"S'il a vraiment fait cela, nous voulons exprimer notre gratitude et notre respect pour le service rendu à notre pays", a écrit dans un éditorial le quotidien Global Times, connu pour son ton nationaliste et ses liens étroits avec le Parti communiste. "La Chine a besoin d'agents spéciaux pour collecter des secrets des États-Unis", a ajouté le journal, qui s'interroge sur la solidité des accusations visant M. Su.

"Ces dernières années, le FBI a arrêté plusieurs +espions chinois+, mais la plupart se sont révélés innocents", a souligné le Global Times. "Avec la poursuite de la +guerre de l'information+ entre la Chine et les États-Unis, estime-t-il, davantage de Chinois seront probablement présentés comme des espions."

Les accusations de cyber-espionnage provoquent régulièrement de vives tensions entre Pékin et Washington. Les États-Unis avaient inculpé en mai 2014 cinq officiers de l'armée chinoise pour ce motif.
En 2008, un ingénieur américain d'origine chinoise, Chi Mak, a été condamné à 24 ans de prison pour avoir tenté de faire passer en Chine des renseignements sensibles concernant des sous-marins.

A la fin des années 1990, un scientifique américain né à Taïwan, Wen Ho Lee, avait été accusé d'espionnage au profit de Pékin, détenu durant neuf mois, puis remis en liberté, avec les excuses du président américain de l'époque, Bill Clinton.

L'espionnage d'entreprises aux États-Unis est un "service rendu" à la Chine, a estimé vendredi un média d'Etat, louant et défendant un ressortissant chinois accusé du piratage de données sensibles de sociétés liées à l'armée américaine.
Su Bin, 50 ans, a plaidé coupable mercredi d'être rentré illégalement dans le système informatique du géant Boeing et d'autres sous-traitants afin de voler des fichiers techniques concernant des avions de chasse et de transport, a indiqué le ministère américain de la Justice.
L'homme, de nationalité chinoise, aurait cherché à obtenir des documents sensibles sur les chasseurs F-22 et F-35 et sur le transporteur C-17, au profit de "bénéficiaires finaux" non identifiés par le ministère.
"S'il a vraiment fait cela, nous voulons exprimer notre gratitude et notre respect pour le...