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Moyen Orient et Monde - Syrie

Le régime prépare un assaut contre Palmyre

Kerry à Moscou pour s'entretenir avec Poutine ; les pourparlers à Genève s'achèvent aujourd'hui.

Photo d’archives de mars 2014 d’un membre des forces de l’ordre dans les ruines de Palmyre. Joseph Eid/AFP

L'armée syrienne se préparait hier à prendre d'assaut la ville de Palmyre, appuyée par l'aviation russe, alors que la ville est aux mains de l'État islamique (EI) depuis près d'un an, selon une source de sécurité syrienne.
« L'armée se prépare à débuter la bataille de la libération de la ville », a dit cette source à l'AFP. Selon elle et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des forces prorégime ont pris le contrôle du « triangle de Palmyre », une région au sud-ouest de Palmyre, qui relie la ville à la fois à Damas et Homs, troisième ville du pays. Ce faisant, elles ont coupé une des principales routes d'approvisionnement de l'EI vers Palmyre. « Il ne leur reste qu'une route d'approvisionnement, du côté est », a indiqué la source de sécurité. Selon l'OSDH, « les forces du régime sont désormais à 2 km au sud de Palmyre et 5 km à l'ouest ».
La reprise de cette ville permettrait au régime de progresser plus à l'est, dans le désert syrien, vers la frontière avec l'Irak, contrôlée par les jihadistes, auxquels la trêve des combats en Syrie décrétée le 27 février ne s'applique pas.
Toujours sur le terrain, le régime de Damas a donné son feu vert pour que de l'aide humanitaire parvienne à davantage de zones assiégées, mais refuse toujours l'accès à deux fiefs rebelles, Douma et Daraya, selon un haut responsable de l'Onu.

« Message fort »
Dans le cadre des efforts diplomatiques visant à trouver une issue à ce conflit, le secrétaire d'État américain John Kerry est arrivé à Moscou pour évoquer aujourd'hui avec le président russe Vladimir Poutine la transition politique en Syrie. Parallèlement, à Genève, les pourparlers indirects entre opposition et régime syriens entamés il y a dix jours sous l'égide de l'Onu doivent s'achever aujourd'hui. Bien que parrains de la trêve et du processus de paix, les États-Unis et la Russie s'opposent sur la question du départ d'Assad, cruciale dans le cadre du règlement d'un conflit qui a déjà fait plus de 270 000 morts et des millions de réfugiés. « Ce que nous cherchons, et ce que nous avons cherché pendant très longtemps, c'est comment arriver à une situation où Assad n'aurait plus le pouvoir », a déclaré un haut responsable américain. Pour Washington, le départ du président syrien est une condition pour que les négociations de paix menées par l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura aboutissent. Mais, pour le Kremlin, seuls les électeurs syriens ont le droit de décider du sort d'Assad.
Le Haut Comité des négociations (HCN), qui rassemble les représentants des principales courants de l'opposition et de la rébellion syriennes, a quant à lui espéré « qu'un message fort soit envoyé au président Bachar el-Assad à l'issue de ce rendez-vous (à Moscou) : il ne peut pas continuer à paralyser la transition politique que le peuple syrien demande ».

« Fausse lecture »
En intervenant militairement en Syrie fin septembre, la Russie a déjà permis au président Assad de regagner une partie du terrain cédé à ses opposants. Mais l'annonce surprise, il y a une dizaine de jours, du retrait d'une grande partie du contingent russe de Syrie a été perçue comme un signal envoyé au régime pour qu'il entre sérieusement dans les négociations à Genève. « Si les Russes laissent tomber Bachar, il s'écroule, estime l'analyste Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient. Sans aide extérieure, le régime n'aura plus les moyens de parader. » C'est une « fausse lecture », a toutefois déclaré dans un entretien à l'AFP le négociateur en chef du régime, Bachar el-Jaafari, pour qui les grandes puissances n'ont pas à interférer dans les discussions entre Syriens. « Quand nous disons que le dialogue est intersyrien, sans intervention extérieure, cela s'applique aux Russes et aux Américains », a-t-il martelé.
(Source : AFP)

L'armée syrienne se préparait hier à prendre d'assaut la ville de Palmyre, appuyée par l'aviation russe, alors que la ville est aux mains de l'État islamique (EI) depuis près d'un an, selon une source de sécurité syrienne.« L'armée se prépare à débuter la bataille de la libération de la ville », a dit cette source à l'AFP. Selon elle et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des forces prorégime ont pris le contrôle du « triangle de Palmyre », une région au sud-ouest de Palmyre, qui relie la ville à la fois à Damas et Homs, troisième ville du pays. Ce faisant, elles ont coupé une des principales routes d'approvisionnement de l'EI vers Palmyre. « Il ne leur reste qu'une route d'approvisionnement, du côté est », a indiqué la source de sécurité. Selon l'OSDH, « les forces du régime sont...
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