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Économie - Pétrole

L’AIE sceptique sur le gel de la production

« Parmi tous les pays dont nous savons qu’ils vont participer à la réunion, seule l’Arabie saoudite dispose de capacités d’accroissement de sa production », a déclaré un haut responsable de l'AIE. Archives AFP

L'accord de gel de production conclu entre certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pourrait s'avérer « vide de sens » étant donné que l'Arabie saoudite est le seul signataire en mesure d'augmenter sa production, a déclaré hier un haut responsable de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
L'accord annoncé le 16 février par la Russie, l'Arabie saoudite, le Venezuela et le Qatar portant sur le gel leur production de brut à celle du mois de janvier avait permis au cours du pétrole de se ressaisir. Les pays producteurs de pétrole, membres ou non de l'Opep, se réuniront le 17 avril à Doha, au Qatar, pour discuter de ce plan de gel de la production, visant à soutenir un marché encore caractérisé par une offre excédentaire.
« Parmi tous les pays dont nous savons qu'ils vont participer à la réunion, seule l'Arabie saoudite dispose de capacités d'accroissement de sa production », a déclaré Neil Atkinson, chargé de la division industrie pétrolière et marchés de l'AIE, organisme qui coordonne les politiques énergétiques des pays de l'OCDE. « Donc un gel de la production pourrait s'avérer vide de sens. C'est davantage un signe destiné à (...) renforcer la confiance au sujet de la stabilité des cours du pétrole. »
L'AIE voit l'écart entre l'offre et la demande se rétrécir au cours de l'année, ce qui créera les conditions d'une reprise des cours du brut en 2017. « Nous pensons que le pire est passé pour les prix (...) Le cours d'aujourd'hui de 40 dollars ne sera peut-être pas tenu mais, dans une fourchette allant de 35 à 40 dollars, nous pensons qu'il bénéficiera d'un soutien à moins d'un changement majeur dans les fondamentaux », a poursuivi Neil Atkinson.
Les cours du pétrole étaient en baisse hier, le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en mai ayant clôturé en baisse de 1,66 dollar à 39,79 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), notamment sous le coup de chiffres de l'American Petroleum Institute montrant que les réserves de brut avaient augmenté plus que prévu la semaine dernière aux États-Unis, des données qui semblent suggérer que l'offre est encore bien supérieure à la demande.

(Source : Reuters)

L'accord de gel de production conclu entre certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pourrait s'avérer « vide de sens » étant donné que l'Arabie saoudite est le seul signataire en mesure d'augmenter sa production, a déclaré hier un haut responsable de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).L'accord annoncé le 16 février par la Russie, l'Arabie saoudite, le Venezuela et le Qatar portant sur le gel leur production de brut à celle du mois de janvier avait permis au cours du pétrole de se ressaisir. Les pays producteurs de pétrole, membres ou non de l'Opep, se réuniront le 17 avril à Doha, au Qatar, pour discuter de ce plan de gel de la production, visant à soutenir un marché encore caractérisé par une offre excédentaire.« Parmi tous les pays dont nous savons qu'ils...
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