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France: trois Femen relaxées après "exhibition sexuelle", une première

Trois militantes du mouvement des Femen qui avaient accueilli seins nus Dominique Strauss-Kahn en février 2015 lors de son arrivée au palais de justice de Lille (nord de la France) où il comparaissait pour proxénétisme, ont été relaxées mercredi, a-t-on appris auprès de leur avocate.

"C'est la première décision de relaxe sur des poursuites de Femen du chef d'exhibition sexuelle", a affirmé à l'AFP Me Valentine Rébérioux, qui s'est félicitée que le tribunal n'ait pas "condamné des militantes politiques pour des actions politiques du chef d'exhibition sexuelle".

Le parquet de Lille, à l'origine des poursuites, avait requis trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende. Il dispose de 10 jours pour faire appel. Il n'y avait pas de parties civiles.
"Il ne faut pas confondre agression sexuelle et manifestation politique. Ce sont des actions politiques qui ont pour mode d'expression d'être torse nu et ça s'arrête là. Il ne faut pas dénaturer leur acte pour transformer cela en agression sexuelle", a poursuivi leur avocate.

Il s'agit de la première décision de relaxe de militantes Femen en France, alors que deux condamnations, dont les militantes ont fait appel, ont été prononcées.
Les trois Femen de Lille, seins nus, avaient accueilli la voiture de l'ancien patron du FMI aux cris de "Macs, clients, déclarés coupables!". L'une des militantes féministes était montée sur le capot de la berline aux vitres fumées au moment où elle s'engouffrait dans le parking souterrain du palais de justice.
Elles avaient été rapidement maîtrisées et embarquées par les forces de l'ordre, présentes en nombre.
Dominique Strauss-Kahn avait été relaxé à l'issue du procès.

Trois militantes du mouvement des Femen qui avaient accueilli seins nus Dominique Strauss-Kahn en février 2015 lors de son arrivée au palais de justice de Lille (nord de la France) où il comparaissait pour proxénétisme, ont été relaxées mercredi, a-t-on appris auprès de leur avocate."C'est la première décision de relaxe sur des poursuites de Femen du chef d'exhibition sexuelle", a affirmé à l'AFP Me Valentine Rébérioux, qui s'est félicitée que le tribunal n'ait pas "condamné des militantes politiques pour des actions politiques du chef d'exhibition sexuelle".Le parquet de Lille, à l'origine des poursuites, avait requis trois mois de prison avec sursis et 1.000 euros d'amende. Il dispose de 10 jours pour faire appel. Il n'y avait pas de parties civiles."Il ne faut pas confondre agression sexuelle et manifestation...