Les forces de sécurité ont arrêté dans le sud de Turquie un Japonais de 24 ans soupçonné de vouloir se rendre en Syrie pour y rejoindre le groupe Etat islamique (EI), a rapporté mercredi l'agence de presse Dogan.
Arrêté mardi soir dans la province de Gaziantep (sud), l'individu, identifié par les initiales M.M., a admis aux autorités turques qu'il se préparait à se rendre sur le territoire syrien grâce à un "contact" téléphonique, a ajouté Dogan.
La police a confirmé, en épluchant ses messages téléphoniques, que ce citoyen nippon était en relation avec des jihadistes, selon l'agence de presse progouvernementale Anatolie.
Il devrait être expulsé vers son pays une fois l'enquête terminée, a ajouté Dogan, qui a publié sa photo, accroupi les mains en l'air, lors de son arrestation.
La Turquie du président Recep Tayyip Erdogan a longtemps été accusée de complaisance envers les rebelles islamistes en guerre contre le régime de Damas, sa bête noire.
Depuis plus d'un an, Ankara a nettement renforcé le contrôle de sa frontière avec la Syrie, principale voie de passage des apprentis jihadistes qui rejoignent l'EI. Les arrestations de Japonais y sont très rares, l'essentiel d'entre eux venant de pays où les communautés musulmanes sont importantes.
Lors d'un voyage en Finlande mercredi, le ministre turc des Affaires européennes Volkan Bozkir a affirmé que 3.128 d'entre eux avaient été expulsés depuis 2011 et qu'un millier de membres présumés de l'EI étaient actuellement détenus dans les geôles turques.
La Turquie a multipliés les arrestations de jihadistes présumés ces derniers jours, après l'attentat suicide qui a tué samedi 4 touristes étrangers dans une célèbre rue d'Istanbul. Cette attaque a été attribuée à un Turc "lié" à l'EI, selon le gouvernement.
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La Turquie arrête un Japonais soupçonné de vouloir rejoindre l'EI en Syrie
AFP / le 23 mars 2016 à 17h38


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