Le régime syrien a donné son feu vert pour que de l'aide humanitaire parvienne à davantage de zones assiégées, mais refuse toujours l'accès à deux fiefs rebelles, Douma et Daraya, a déclaré mercredi un haut responsable de l'Onu.
Jan Egeland, chef d'un groupe de travail humanitaire sur la Syrie, a salué les "progrès" enregistrés dans l'accès des convois d'aide aux civils syriens.
"Nous avons désormais atteint 384.000 personnes depuis le début de l'année dans les zones difficiles d'accès ou assiégées", a-t-il dit lors d'une conférence de presse organisée en marge des pourparlers de paix sur la Syrie à Genève.
Un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), du Croissant-Rouge arabe syrien et des Nations Unies a ainsi atteint mardi 56.000 personnes dans la région d'Al-Houleh (centre), où il n'y avait pas eu d'aide de l'Onu depuis octobre, a-t-il annoncé.
"Le convoi de 27 camions transportait des vivres, du matériel pour réparer le système d'approvisionnement en eau, ainsi que des secours médicaux", a précisé le CICR dans un communiqué. "Un deuxième convoi prévu dans les prochains jours transportera des générateurs et des équipements pour assurer l'approvisionnement en eau."
Le week-end dernier, "nous avons aussi réussi à nous rendre dans l'ouest d'Alep", a ajouté M. Egeland, dont la "task-force" a pour objectif de permettre l'accès à 1,1 million de Syriens d'ici la fin avril.
Pour ce faire, il a demandé au gouvernement du président Bachar el-Assad d'autoriser les convois à se rendre dans onze zones assiégées ou difficiles d'accès. "Nous avons reçu des assurances orales de la part du gouvernement pour 8 ou 9 d'entre elles", a-t-il précisé.
Parmi les villes assiégées par le régime, il ne manque que Douma et Daraya", des bastions de l'opposition situés près de Damas, a-t-il dit.
Quant à la région de Deir ez-Zor, près de la frontière avec l'Irak, où environ 200.000 personnes sont encerclées par le groupe Etat islamique (EI), "je pense que nous pourrons bientôt dire que nous avons réussi à larguer des colis par les airs", a-t-il poursuivi. "C'est une question de jours ou de semaines, mais pas de mois."
La cessation des hostilités en vigueur en Syrie depuis le 27 février - sauf pour les zones contrôlées par les groupes jihadistes EI ou al-Nosra - a grandement facilité l'accès aux civils.
En cinq ans, la guerre en Syrie a fait 270.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exode. Les discussions en cours en Suisse visent à trouver une issue politique à ce conflit.
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Damas a autorisé de nouveaux convois d'aide dans des zones assiégées
AFP / le 23 mars 2016 à 16h01


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